• JUSQU'A CE QUE LA FIN DU MONDE NOUS SEPARE

    Synopsis : Que feriez-vous si la fin du monde arrivait dans 3 semaines ? C’est la question que toute l’humanité est obligée de se poser après la découverte d’un astéroïde se dirigeant tout droit vers notre planète. Dodge est nouvellement célibataire, sa femme ayant décidé que finalement, elle préférait encore affronter la fin du monde sans son mari. Il décide alors de partir à la recherche de son amour de jeunesse, qu’il n’a pas vu depuis 25 ans. Mais sa rencontre avec Penny risque de bouleverser tous ses plans.

    De Lorene Scafaria avec Steve Carell et Keira Knightley

    Nouveauté

    Au vu du titre, du pitch et de l'affiche, d'aucuns pourraient croire qu'il s'agit d'un film catastrophe. Non point ! Même si le sujet principal s'axe autour de la fin du monde, celle-ci deviendrait presque anecdotique voire allégorique pour n'être que prétexte à dépeindre les réactions des gens ordinaires face à un événement extraordinaire et inéluctable.

    Certains brûlent la chandelle par les deux bouts, d'autres basculent dans tous les excès ou dans le "à quoi bon", d'autres encore veulent tenter de maîtriser l'heure de leur mort mais la plupart se réconfortent dans leurs rassurantes habitudes quotidiennes.

    Dodge et Penny, deux êtres désemparés et paumés qui, malgré les circonstances, gardent leur intégrité (il continue malgré tout à retourner sur son lieu de travail déserté) et la tête froide (quoique !!), choisissent eux de réunir leurs deux solitudes pour se découvrir mutuellement et atteindre ensemble leur objectif respectif avant qu'il ne soit trop tard (en s'embarquant dans le road trip de la dernière chance), jusqu'à réaliser que les rêves les plus merveilleux ne sont pas toujours ceux derrière lesquels on court mais sont parfois à portée de main ... il suffit de la tendre pour les attraper ...

    Délibérément arythmée et optant pour la simplicité, sans aucune surenchère visuelle ou héroïque, la comédie en devient par là-même romantique, piquante, parfois drôle, mais surtout tendre et touchante.

    Servie par deux acteurs qui nuancent leur jeu sur un panel d'expressions faciales plus éloquentes les unes que les autres (même si le sourire de Keira Knightley n'est pas toujours des plus joli, sa lèvre supérieure s'ourle bizarrement), elle s'avère relevée et profonde, s'appuyant sur un scénario dense et bien écrit.

    Je préfère mille fois Steve Carell dans ce genre de rôle plutôt que dans du comique lourd et indigeste (il en a fait quelques-uns ...), il est bougrement attendrissant parfois, sa retenue, sa gaucherie et sa pudeur nous font oublier son physique quelque peu ingrat (il n'est pas très beau il faut bien l'avouer sauf sur le plan final) ... Keira Knightley, quant à elle, semble bien plus à l'aise dans ce registre que dans des rôles plus empesés et rigides, elle est ici rafraîchissante et lumineuse, délivrant une prestation sans faute.

    Lorene Scafaria signe une œuvre atypique, originale et émouvante, juste et réaliste, à la réalisation peut-être conventionnelle, mais pleine de très belles réflexions sur l'important et l'essentiel, prônant à chaque réplique le "carpe diem", qui se conclut sans surprise mais sur une ultime réplique bouleversante.

    Un beau film, intense et quelque peu troublant car nous laissant dans un état de questionnement. Il mérite plusieurs lectures pour en saisir toute sa substantifique moelle ...


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