• LA NOUVELLE GUERRE DES BOUTONS

    Synopsis : Mars 1944. Alors que la planète est secouée par les soubresauts de la guerre mondiale, dans un petit coin d’une campagne française se joue une guerre de gosses… Car, depuis toujours, les gamins des villages voisins de Longeverne et Velrans s'affrontent sans merci. Mais, cette fois, leur guerre va prendre une tournure inattendue : tous les petits prisonniers se voient délestés des boutons de leurs vêtements, en sorte qu’ils repartent presque dénudés, vaincus et humiliés. Ce conflit porte désormais un nom : la "guerre des boutons".

    De Christophe Barratier avec Guillaume Canet, Laetitia Casta, Kad Merad, Gérard Jugnot et Jean Texier

    Sortie le 21 septembre 2011

     

    Je poste volontairement une affiche non officielle, vous comprendrez plus bas pourquoi ...

    Mais voilà, ça y'est, nous y sommes en plein dans une "analyse comparative" (ouh la la ça fait un peu pompeux je n'ai nulle prétention d'être pertinente sur l'affaire !!) qui va être fatale ... à celui-ci. Parce que là, malgré l'admiration que je porte à Christophe Barratier après le phénoménal succès des Choristes et l'excellent Faubourg 36 que j'avais beaucoup aimé, j'avoue être amèrement déçue par cette plus que libre adaptation.

    Le réalisateur s'éloigne radicalement du livre, le dénaturant, lui ôtant sa substance et son ton bon enfant.

    En tentant de développer et d'étoffer son film (toutefois je lui donne un avantage sur la qualité de l'écriture), il accentue les rôles d'adultes et le fond historique qu'il situe pendant la Seconde Guerre Mondiale.

    Mais à vouloir trop bien faire, il en perd la légèreté, l'enthousiasme et la spontanéité qui sont ici indispensables pour rendre le film plus accessible car, en alourdissant son propos par l'Histoire, il parasite son film de tas de scènes difficiles qui n'apportent rien à l'intrigue principale qui devrait être le pivot central alors que "la guerre des boutons" entre les deux clans d'enfants semble quasiment anecdotique. Certes il la qualifie de "nouvelle" mais est-ce bien suffisant ? Tout le film en est altéré.

    Par contre, il sait choisir ses acteurs, le casting masculin de Barratier est irréprochable.

    Guillaume Canet est toujours aussi juste, Kad Merad est excellent et surprenant, Gérard Jugnot égal à lui-même. Le cinéaste a su par ailleurs trouver des gamins à la hauteur. A noter la présence du jeune Théophile Baquet (d'où l'affiche que j'ai postée) dans le rôle de Grand Gibus, le fils de Gregori (un artiste complet que j'aime beaucoup), le petit-fils de Maurice. Un enfant de la balle fort prometteur et mignonnet comme tout.

    Par contre, Laetitia Casta ne s'est toujours pas améliorée. Dieu qu'elle est mauvaise ! Oui bon elle est belle, on ne peut le nier, lorsqu'elle n'est pas fardée, lorsque le rouge à lèvres ne lui bouffe pas la bouche ... mais elle n'a nul don d'actrice.

    Christophe Barratier est pour moi ici plus un auteur qu'un réalisateur. La mise en scène n'a rien d'ébouriffant. Son film est très bien écrit, dense et même intense et je l'aurais sans nul doute apprécié si je n'avais été dérangée par une adaptation plus qu'approximative du roman de Louis Pergaud, dérangée par une réalisation un peu trop carrée, stricte et académique, convenue et classique, dérangée par une fin un peu abrupte et par les deux lignes de texte qui concluent son œuvre. Il a oublié sans nul doute que la cible principale était les plus jeunes. J'aurais bien vu un épilogue en images. Ici, du coup, nulle émotion ne vient vous étreindre.

    Je pense donc que dans sa structure et sa construction, le film de Barratier est très bien maîtrisé et abouti (mieux que celui de Yann Samuell) mais s'adresse davantage aux plus âgés, les tout jeunes enfants seront sûrement un peu perdus et auront du mal à comprendre certaines scènes un peu ardues.

    Bien que La guerre des boutons de Yann Samuell ne m'avait pas non plus convaincue plus que cela, je pense toutefois que je le préfère à celui-ci trop dramatique.

    L'adaptation de Yann Samuell est bien plus poétique et touchante, il a davantage soigné son image et ses séquences finales a contrario de Christophe Barratier dont on a la pénible impression qu'il a voulu rendre une copie un peu trop propre et sans faute, y perdant au passage son naturel, sa sincérité et son émotion. Je préfère donc mille fois les failles, faiblesses, couleurs et coloriages de Yann Samuell que l'infaillibilité de Christophe Barratier.

    Résultat des courses : 1 partout, balle au centre, avantage Samuell ...

    Et si on se revoyait celui de Yves Robert hein ? Finalement !! réflexion faite ...


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