• LAST NIGHT

    Synopsis : Joanna et Michael vivent à New York. Aucun nuage, aucun doute n’est jamais venu assombrir leur union, jusqu’à ce que chacun d’eux soit tenté, la même nuit …Pendant que Michael est en déplacement professionnel avec Laura, jeune femme aussi attirante qu’énigmatique, Joanna recroise Alex, l’autre grand amour de sa vie. Les 36 heures qui suivent vont obliger chacun à faire des choix … 

    De Massy Tadjedin avec Sam Worthington, Keira Knightley, Guillaume Canet et Eva Mendes  

                                                                                                                      Nouveauté


    L'affiche est belle et m'attirait irrésistiblement, me suggérant que j'allais voir une bien jolie comédie romantique tout auréolée de la présence de deux acteurs que j'adore.

    Et elle avait bien raison cette affiche de m'aggriper par la main et de m'emmener dans une salle noire où l'écran a illuminé une heure et demi de ma vie de cinéphile avertie.

    Car j'ai beaucoup aimé ce film terriblement attachant, dont la réalisation, le montage et l'inteprétation du quatuor sont particulièrement brillants. Pourtant loin d'être fan d'Eva Mendes, elle irradie ici, bien que sous-exploitée par rapport aux trois autres personnages, la réalisatrice laissant la part belle aux deux rôles masculins (pour mon plus grand plaisir, la mâchoire décrochée devant le beau Sam ou devant le beau Guillaume, ils sont craquants !!! ...).

                       

    Même si le scénario se base sur une trame on ne peut plus classique, à la limite d'une bien triste banalité voire fatalité, la façon dont il est mis en scène et réalisé est très personnelle et réellement originale.

    Massy Tadjedin joue en permanence sur le parallélisme des deux couples éventuellement illégitimes, et sur la question du "vont-ils ou ne vont-ils pas", avec un certain suspens à la clef, sur le doute, la suspicion, le libre arbitre et le choix de faire ou de ne pas faire, de dire ou de ne pas dire, sur la force de résistance à la tentation.

    C'est sur cette alternative que le film en devient intéressant et poignant, le montage ne faisant que réhausser ce sentiment de parallélisme en mélangeant par moments les deux par des petites touches subtiles (les dialogues d'une scène à venir empiètent sur la scène précédente, les images de l'une se superposent aux images de l'autre par flashes quasiment subliminaux).

    Cette idée de tout à la fois scinder son film en deux et de l'entremêler est d'une bien jolie intelligence.

    Le tout dans des ambiances closes et feutrées, douces et magnifiquement éclairées, les images semblent vous caresser et vous effleurer. L'écriture est belle, s'axant sur des dialogues volontairement minimalistes mais toujours présents, s'appuyant sur des silences qui en disent longs et sur des décisions qui se lisent dans les regards ou dans les gestes.

    Les deux acteurs masculins ont un charme indéniable, Sam Worthington se devait de trouver un rôle à la hauteur de son talent après le triomphe d'Avatar (même s'il est encore bleu sur l'affiche !!! un choix délibéré ???) et assure/assume parfaitement son rôle de bout en bout (il a un sourire et un regard troublants). Guillaume Canet est toutefois le plus touchant des deux, intériorisant beaucoup ses sentiments se laissant aller à enfin les extérioriser lors d'une fin totalement inattendue et poignante (j'ai pleuré, très émue). Keira Knightley est lumineuse et fraîche, et m'a beaucoup surprise par sa force fragile. Eva Mendes, que j'ai toujours trouvée médiocre, dont le talent est à mon sens inversement proportionnel à sa beauté plastique, est ici plutôt convaincante pour une fois (j'aime beaucoup la scène où elle s'abandonne à quelques confidences).

    Ce que j'ai aimé dans ce film c'est qu'il n'est ni moralisateur ni prêchi-prêcha, il expose simplement des personnages face à des choix, un dilemme, face à des situations qui pourraient les mettre en danger soit physiquement soit (senti)mentalement. J'ai aimé la façon dont sont filmés les acteurs dans leurs face à face, l'un cachant souvent l'autre, le visage de l'un ouvert au visage de l'autre fermé, comme si l'image était une métaphore permanente.

    Un film beaucoup plus grave qu'il n'y paraît de prime abord qui interpelle sur l'importance des conséquences des choix que l'on peut faire dans la vie. Un film qui se déroule le temps d'une parenthèse dans la vie de ces quatres personnes (et dans la nôtre également) et nous offrant un plan final étourdissant de sens.


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