¤¤¤ LE CINEMA DE LARA ¤¤¤

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Synopsis : C'est une amitié hors normes. David a 50 ans, Romain en a 13... David, professeur en dermatologie, fou de son métier, le soigne et l’opère depuis qu'il a 2 ans. Atteint d’une déficience génétique rare, Romain vit à l’écart de la lumière du jour. C’est "un enfant de la lune". Rien ne semble pouvoir les séparer jusqu’au jour où David obtient une mutation qu’il n’attendait plus. Comment annoncer à Romain son départ ? Le jour de la séparation approche, une nouvelle épreuve pour l’un et pour l’autre.
De Delphine Gleize avec Vincent Lindon, Emmanuelle Devos, Caroline Proust et Quentin Challal
Nouveauté
L'effort est louable, les bons sentiments et bonnes intentions sont là mais dommage que le sujet, sensible et rarement traité, soit si mal retranscris à l'écran. C'est parfois même légèrement soporifique !!
Car l'histoire, au demeurant bien écrite, se dilue dans des scènes un peu trop trainardes. Paradoxalement, le sujet qui aurait pu être morbide et malhabile se révèle tourné pudiquement et sans pathos mais réalisé d'une façon triste et linéaire. Ce qui fait qu'on n'arrive pas à être touchés alors que l'émotion se serait avérée nécessaire pour y croire vraiment et surtout se sentir concernés.
La maladie décrite existe réellement et il est intéressant de s'y attarder, Delphine Gleize malheureusement s'appensantit longuement sur des plans superflus qui ralentissent la rythmique quasiment donc inexistante. Elle aurait pu travailler davantage, par l'image, sur les contrastes d'espace et de lumière (l'enfant souffrant d'isolement et du manque de soleil), sur l'inversement du cycle normal de la vie (l'enfant vit la nuit), sur les difficultés de gérer cette maladie au quotidien. Elle aurait pu accentuer la relation quasi-parternelle entre les deux personnages (l'absence du père est évoquée et l'on sent vite que cet enfant est en manque de repère paternel), marquer davantage la souffrance du médecin face à son jeune malade, son impuissance et son désarroi, approfondir les rôles féminins (la mère surtout), loin d'être anodins, elle aurait pu faire tant de choses merveilleuses avec un tel scénario !! quel gâchis oserais-je dire !! (il n'est pas sans me rappeler par moments le bien plus réussi Le petit prince a dit de Christine Pascal qui dégageait une vraie poésie).
De plus, le jeu de Vincent Lindon ne sauve rien. Désormais un peu trop cantonné dans ce type de rôle, bien qu'il dégage une réelle empathie, il est fade et même taciturne, introverti et renfrogné, joue de son regard tombant et de son sourire peu amène. Il ne prend la lumière que quand il s'éveille à la caméra ou sort une réplique un peu plus légère voire amusante, mais c'est ici bien rare, trop rare.
Alors que Delphine Gleize a préféré s'attarder davantage sur l'amitié entre ses deux personnages (ce qui est en l'occurrence une bonne idée pour éluder subtilement l'aspect mélodramatique), en "utilisant" la maladie comme un fil rouge discret, en lâchant du lest sur la relation habituelle entre patients et médecins, elle aurait eu plus de mérite à y glisser une dose de complicité, totalement absente. On dirait qu'ils se côtoient sans jamais se rencontrer tant ils sont distants l'un de l'autre. On y perçoit souvent pourtant que c'est davantage l'enfant incurable qui "sauve" son médecin et cet aspect-là est à peine esquissé.
Bref, la réalisatrice passe complètement à côté de son film, long et ennuyeux, offrant par ailleurs à Emmanuelle Devos un second rôle savoureux et qui est bien la seule à égayer un peu l'ensemble.
On est toutefois par moments touchés par le gamin adorable, quelques belles scènes à la symbolique forte et une ou deux répliques justes et bien placées.
Mais il manque une vraie grâce et une touche de magie qui auraient allégé le film et l'auraient sans nul doute rendu plus efficace et plus émouvant.
Publié par lara1340 à 17:08:33 dans Critiques de films | Commentaires (0) | Permaliens
Synopsis : Alors qu'il est à Berlin pour donner une conférence, un homme tombe dans le coma, victime d'un accident de voiture. Plus tard, une fois réveillé, il apprend qu’un autre homme a pris son identité et cherche à le tuer. Avec l’aide d’une jeune femme, il va tout mettre en œuvre pour prouver qui il est.
De Jaume Collet-Serra avec Liam Neeson, Diane Kruger, January Jones et Aidan Quinn
Nouveauté
L'affiche et la bande annonce me rappellent un peu l'esprit de Taken (d'ailleurs telle est l'accroche que j'ai sciemment supprimée car je la trouve qsuperflue, on fait immédiatement le rapport sans) et Liam Neeson est un de mes acteurs préférés (j'aime les Irlandais quoi j'y peux rien !!!!!). Quel grand acteur à l'aise dans tous les registres !
On sait pertinemment qu'on ne va pas voir le chef d'oeuvre de l'année mais plutôt un bon divertissement, bien réalisé. J'en jubilais d'avance et j'en ai jubilé tout le long, je me suis régalée.
J'ai surtout vu ce que j'en attendais, pas plus pas moins. Peut-être pas de surprise, mais de l'action, beaucoup d'action, du punch, une intrigue tortueuse à souhait, des rebondissements, des dialogues percutants ("Ce qui compte c'est ce que tu vas faire maintenant" ... "Je n'ai pas oublié comment faire pour te tuer, connard" ... (sic !!) ... j'adore .. au moins c'est simple et direct !! du grand art n'est-il point ??!!).
Vous comprenez donc que l'écriture n'est pas forcément transcendante, même si l'histoire est bien ficelée (il faut noter que le scénario est adapté d'un roman de Didier Van Cauwelaert .. quand même !!) malgré quelques invraisemblances mais la réalisation est par contre vraiment maîtrisée avec des mouvements de caméra hallucinants, des prises de vue subjectives impressionnantes. Jaume Collet-Serra (réalisateur entre autres de Esther, un thriller glaçant) sait indéniablement filmer et certaines séquences de courses-poursuites sont ahurissantes.
Ca bouge beaucoup, c'est plutôt prenant et d'un dynamisme enthousiasmant. Le rythme trépidant vous ne lâche pas jusqu'à la dernière seconde.
Liam Neeson, des plus charismatiques, campe à nouveau ce héros que rien n'arrête, déterminé et volontaire, un dur, un costaud, sans pitié mais au grand coeur tout fondant à l'intérieur, ici en quête d'identité et à la recherche de ses souvenirs, au risque d'en être métamorphosé à tout jamais. J'adore son jeu sec et impitoyable mais tout à la fois attendrissant quand il s'arrête et respire, quand il se torture l'intérieur. Son oeil bleu aiguisé vous scie en deux, son regard parfois un peu triste vous tétanise sur place. Il est indubitable que sa présence seule donne un vrai souffle à ce thriller bien tourné.

Au détriment des deux rôles féminins un peu sous exploités, January Jones a un petit quelque chose d'héroïne hitchcockienne et Diane Kruger en paumée SDF et sans papier est étonnante, loin du glamour et de la grâce qu'on lui connaît.
Mais il ne faut surtout pas hésiter si vous voulez voir un bon film, musclé, nerveux et terriblement efficace. Moi en tout cas je n'ai pensé à rien pendant deux heures, je me suis laissée porter dedans sans réfléchir et j'avoue avoir bien apprécié cette parenthèse avec Liam Neeson.
Publié par lara1340 à 15:22:45 dans Critiques de films | Commentaires (0) | Permaliens
Synopsis : Le 26 avril 2003, Aron Ralston, jeune homme de vingt-sept ans, se met en route pour une randonnée dans les gorges de l’Utah. Il est seul et n’a prévenu personne de son excursion. Alpiniste expérimenté, il collectionne les plus beaux sommets de la région. Pourtant, au fin fond d’un canyon reculé, l’impensable survient : au-dessus de lui un rocher se détache et emprisonne son bras dans le mur de rocaille. Le voilà pris au piège, menacé de déshydratation et d’hypothermie, en proie à des hallucinations… Il parle à son ex petite amie, sa famille, et se demande si les deux filles qu’il a rencontrées dans le canyon juste avant son accident seront les dernières. Cinq jours plus tard, comprenant que les secours n’arriveront pas, il va devoir prendre la plus grave décision de son existence...
De Danny Boyle avec James Franco et Clémence Poesy
Nouveauté
J'avoue avoir eu des pulsions meurtrières envers les mangeurs de pop-corn sans scrupule et bruyants. Comment peut-on avaler quoi que ce soit devant un tel film qui vous prend aux tripes de la première à la quasi-dernière seconde ? Je dis quasi car les deux dernières minutes désintensifient le tout, ce que j'ai regretté de prime abord mais qui se révèlent nécessaires pour apaiser les palpitations cardiaques et faire retomber l'adrénaline omniprésente tout à la fois derrière que devant l'écran.
Mais ce film n'est pas un film : c'est une grande claque dans la gueule !! (et ce en restant polie ...). J'en suis encore toute retournée.
Une leçon magistrale de réalisation dans un premier temps, Danny Boyle nous enivrant par une caméra étourdissante qui plane, qui tournoie, qui virevolte, qui s'attarde sur le visage du héros torturé. Parfois en plongée, parfois en contre-plongée, l'image est incroyablement fabuleuse, découpée par instants en trois plans simultanés (Danny Boyle n'a pas besoin de la 3D, il la crée et la construit sans autre artifice que son habileté), le grain est magnifique, les décors naturels sont majestueux. Les jeux de lumière, les couleurs, les creux, les bosses, les canyons, le cache-cache avec le soleil, les gouttes d'eau, les pores de la peau, les fourmis, tout est superbement filmé.
L'alternance entre la réalité et le camescope est extrêmement bien pensée. La continuité de l'intrigue, entrecoupée de flash-backs et flash-forwards, file parfois très vite et d'autres fois très lentement.
Danny Boyle est un virtuose de l'image et réalise ici un vrai thriller totalement personnel (bien qu'on connaisse l'histoire et la fin j'y perçois un suspense psychologique) monté avec une intelligence rare, et traite un sujet qui aurait pu être rébarbatif et raté grâce à une maîtrise parfaite. "C’était un énorme défi sur le plan narratif, mais Danny avait trouvé comment faire en sorte que ce soit continuellement passionnant, impliquant, pleinement satisfaisant au plan émotionnel, en créant une expérience vécue à la première personne par le public," raconte le producteur Christian Colson.
Ce film-concept, fidèle à certains points de détail (l'eau, l'équipement, le couteau) s'est avéré être un défi de taille pour Danny Boyle dont la "mission" consistait à tenir le spectateur en haleine pendant une heure et demie, avec un personnage condamné à ne pas pouvoir bouger. "Nous allions faire un film d’action dans lequel le héros est immobile !," résume le réalisateur, qui a ainsi travaillé minutieusement l'image et l'émotion de son film : "J’avais le sentiment que si nous étions capables de rendre le film viscéral et impliquant tant au niveau visuel qu’émotionnel, alors les gens pourraient se perdre dans l’histoire de la même manière qu’Aron s’est perdu dans les canyons."
Il s'adjoint surtout les services d'un James Franco absolument PHENOMENAL qui délivre une performance puissante. Il porte le film sur ses épaules et son seul bras droit et même s'il y va "franco" pour sauver sa peau (j'ai détourné les yeux à deux ou trois reprises sur la fin) il est réellement incroyable, passant de la fureur à la colère, du désespoir à la fatalité, du découragement à l'apitoiement jusqu'à l'ultime regain de courage pour se sortir de cette sordide situation. Pouvoir monopoliser l'attention du spectateur pendant une heure et demi à lui tout seul, peu savent le faire avec autant de force et d'intensité (du coup, je lui souhaite l'Oscar - la Cérémonie se déroule ce soir - même s'il est en concurrence direct avec Colin Firth car franchement y'a pas photo pour moi !!!).

Danny Boyle parle de son interprète : "James Franco possède cette extraordinaire faculté et une technique irréprochable, et c’est exactement ce qu’il nous fallait parce que "127 Heures" est presque le film d’un seul acteur. James a su l’emmener plus loin, il a relevé les défis un par un, physiques comme émotionnels. Il est magnifique dans ce rôle. Il est allé au bout des choses, et il en a fait d’une certaine manière quelque chose qui tient autant de James Franco que d’Aron Ralston."
En effet, malgré les conditions épuisantes du tournage et le défi émotionnel que représentait l'idée de jouer sans vis-à-vis, James Franco s'est tout de suite senti attiré par le rôle : "L’une des raisons qui m’ont donné envie de faire le film, c’était qu’il était constitué d’une somme de petits moments personnels, de ces moments que nous connaissons tous quand nous sommes complètement seuls. Je sentais qu’il y avait en moi quelque chose qui le comprenait viscéralement et que je pourrais boire à cette source-là. Il était hors de question d’imiter physiquement Aron. L’approche de Danny consistait à atteindre la véracité de cette situation incroyable dans laquelle Aron s’est retrouvé. Il ne s’agissait donc pas d’essayer de « recréer » une personne véritable, mais plutôt de ressentir et de faire ressentir cette expérience profondément humaine. J’étais si à l’étroit dans le décor qui reproduisait le canyon que j’ai fini le tournage avec des bleus, des éraflures, des cicatrices. Ce tournage a été physiquement éprouvant. Mais c’était une situation très intéressante à jouer et Danny est un réalisateur époustouflant. Il déborde d’énergie et de passion, et il sait comment obtenir ce qu’il veut".
En fait, j'ai trouvé le film presque trop court, j'aurais presque aimé une demi-heure de plus et assister à quelques autres délires hallucinatoires jusqu'à presque aborder la folie. Car nous vivons une heure et demi de son calvaire seulement alors que lui, imaginez, a vécu cinq jours comme ça !!
Pour conclure, j'y ai vu surtout une vraie leçon de survie et de courage, un type tout à la fois égoïste, insupportable mais terriblement attachant, plus indestructible que le rocher contre lequel il combat. Une véritable exploration et introspection du comportement humain face à une situation ingérable qui va s'avérer être un électrochoc pour le héros qui va y trouver comme une renaissance et y puiser un certain enrichissement personnel.
UNE OEUVRE MAGISTRALE A MON SENS A NE LOUPER SOUS AUCUN PRETEXTE et même si vous craignez le final, faites comme moi, cachez vous les yeux mais ne vous refusez pas ce film pour quelques secondes gores ...
Publié par lara1340 à 22:14:28 dans Critiques de films | Commentaires (0) | Permaliens
Synopsis : Gab a une vie rangée : une fiancée, un mariage en préparation, une famille aisée. Leïla ne s’autorise pas à vivre la sienne : des études de droit, un petit frère turbulent, une maman partie trop tôt… Alors lorsque Gab renverse le petit frère de Leïla, c’est le choc des mondes et le début d’une grande histoire d’amour qui va se heurter violemment à la réalité. Tina, la plus proche confidente de Leïla est sans papiers, sous la menace d’une reconduite à la frontière et se fait arrêter. Alors que le monde de Leïla s’effondre, Gab est prêt à tout pour elle, même à s’opposer à son père, préfet de police.
Et qui a dit que rien n’était impossible tant qu’on a de l’amour ?…
De Audrey Estrougo avec Leïla Bekhti et Benjamin Siksou
Nouveauté
Après l'étouffant Sanctum, je me suis tournée vers une comédie musicale a priori légère et rafraîchissante. Je dis bien a priori car a posteriori elle s'avère beaucoup plus grave qu'elle n'y paraît sur l'affiche ou la bande annonce, interpellant sur un sujet sensible et grave.
Porté par un couple de jeunes acteurs prometteurs : Leïla tout auréolée de son récent César (ce qui m'a motivée aussi pour aller voir ce film et la salle était quasi-pleine d'ailleurs) est pimpante, pétillante, chantonne plutôt bien avec sa voix légèrement cassée, elle est ravissante et douée (mais bon j'aimerais maintenant qu'elle sorte de ce genre de rôle stéréotypé et qu'on lui propose tout autre chose) et Benjamin (mais c'est qu'il deviendrait presque beau ce petit con !!!!) qui sait chanter, ça c'est une certitude même si je n'aime pas sa voix, et qui s'affirme de plus en plus comme acteur.
J'ai trouvé le film très habile, malgré des espaces musicaux qui tombent parfois pas tout à fait à propos et qui ne sont pas toujours du meilleur goût, alors que d'autres sont sublimes, pleins de charme et de grâce (la virée sur les toits ou les deux blacks en prison - moment très émouvant - aux fabuleuses voix !!), qui ont toutefois le mérite d'être bien interprétés (et dont les paroles collent parfaitement aux dialogues et au déroulement de l'histoire) par de vrais chanteurs, colorés, aux chorégraphies simples mais bien dansées.
Il aborde surtout le thème des sans-papiers avec beaucoup de justesse et d'humanité, présentant des portraits touchants (Marie-Sonha Condé est poignante) s'achevant comme un documentaire et au final laissant couler la larmichette.
Même si l'on s'attache immanquablement au couple formé par Leïla et Benjamin, on ne peut qu'être bien agréablement surpris par tous les seconds rôles excellents (Chantal Lauby est hilarante).
J'ai trouvé cette comédie bien écrite et originale souffrant toutefois d'erreurs de débutante, d'une certaine naïveté et d'une réalisation un peu trop fermée et statique. Elle aurait mérité un peu plus de perfectionnisme et d'ambition pour être réellement brillante.
Mais on passe vraiment un bon moment et elle donne foi en la solidarité, vous laissant un moral au beau fixe et le sourire aux lèvres.
(Et du coup après je suis retournée voir Rien à déclarer et j'ai ri encore plus que la première fois ; j'aime toujours mieux les deuxièmes fois, entendre ce que je n'ai pas entendu, voir ce que je n'ai pas vu, anticiper les moments drôles, m'attacher davantage à la réalisation qu'à l'intrigue, et m'attendrir devant le visage de Dany Boon !!!) ...
Publié par lara1340 à 20:57:46 dans Critiques de films | Commentaires (0) | Permaliens
Synopsis : Plongeur expert, Frank McGuire se lance dans l’exploration à haut risque des grottes immergées d’Esa’ala, dans le Pacifique sud. Il emmène avec lui entre autres son fils de dix-sept ans, Josh, et le milliardaire Carl Hurley, qui finance l’expédition. L’équipe s’engage dans le plus vaste, le plus mystérieux et le plus inaccessible des réseaux de grottes du monde. Lorsqu’une tempête tropicale s’abat sur la zone, ils sont obligés de s’enfoncer dans le labyrinthe sous-marin pour lui échapper. Désormais perdus dans un décor incroyable, ils doivent absolument trouver une issue avant qu’il ne soit trop tard. Ce monde inconnu ne leur pardonnera aucune erreur…
De Alister Grierson avec Richard Roxburgh, Rhys Wakefield et Alice Parkinson
Nouveauté
Je suis claustrophobe, expliquez-moi pourquoi je suis allée voir ce film où, dès le pitch, on sait à quoi s'attendre !!
Voici donc une plongée vers les entrailles de la terre, au coeur de grottes ahurissantes. Alors certes le scénario n'est pas ce qu'on a fait de mieux dans le genre, primaire, à l'instar des dialogues. Les situations et rebondissements divers et variés sont clichés et calculés au millimètre, sans aucune surprise. Ni bonne ni mauvaise d'ailleurs ..
Mais la réalisation magistrale, les images magnifiques, les excellents effets spéciaux et de 3D octroient au film une redoutable efficacité et font qu'il est bougrement bien réussi visuellement parlant.
Sans oublier la qualité des prises de vue sous-marines, les décors (naturels ou non) splendides, des paysages fabuleux, le tout vous coupe le souffle, vous oppresse. Le but est atteint. Vous êtes vraiment sous la terre avec les personnages, écrasé par tout le poids du monde. Certaines séquences sont terriblement étouffantes, votre poitrine se comprime. Bref, l'adrénaline et l'oeil sont sans cesse sollicités.
Il est vrai que sans la 3D, le film pourrait être taxé d'une mauvaise série B, banale et sans intérêt aux dialogues poussifs, mal interprétée par des acteurs qui s'investissent peut-être physiquement mais qui ne sont pas très convaincants si l'on s'arrête au jeu pur en dehors des scènes de cascades.
Oui mais voilà, un jour James Cameron a révolutionné le genre et a permis à certains metteurs en scène de réaliser des oeuvres époustouflantes.
Celle-ci ne restera pas dans les annales mais a le mérite de vous en mettre plein la vue et d'être adaptée de faits réels, ce qui lui donne un petit plus indéniable.
Et puis je n'ai pas été insensible au charme du jeune acteur, Rhys Wakefield, qui tire son épingle du jeu.

Finalement, j'ai trouvé ce film plutôt bien car superbement réalisé et on sort de la salle en inspirant une bonne goulée d'air frais comme si vous sortiez d'une heure et demi d'apnée. Pari réussi !!
Publié par lara1340 à 20:27:35 dans Critiques de films | Commentaires (0) | Permaliens