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PLAN DE TABLE | 08 mai 2012

**

à venir

Publié par lara1340 à 17:48:09 dans Critiques de films | Commentaires (0) |

MY WEEK WITH MARYLIN | 08 mai 2012

Synopsis : Au début de l’été 1956, Marilyn Monroe se rend en Angleterre pour la première fois. En pleine lune de miel avec le célèbre dramaturge Arthur Miller, elle est venue tourner LE PRINCE ET LA DANSEUSE, le film qui restera célèbre pour l’avoir réunie à l’écran avec Sir Laurence Olivier, véritable légende du théâtre et du cinéma britanniques, qui en est aussi le metteur en scène.
Ce même été, Colin Clark, 23 ans, met pour la première fois le pied sur un plateau de cinéma. Tout juste diplômé d’Oxford, le jeune homme rêve de devenir cinéaste et a réussi à décrocher un job d’obscur assistant sur le plateau. Quarante ans plus tard, Colin Clark relatera la semaine magique qu’il a passée, seul, avec la plus grande star de cinéma du monde dans son second livre intitulé « Une semaine avec Marilyn ».

De Simon Curtis avec Michelle Williams, Eddie Redmayne et Kenneth Brannagh

Sortie le 4 avril 2012

Trouver un angle intelligent pour l’accroche de ce film qui n’est ni un biopic ni une hagiographie était en soi une audace pertinente.

Le réalisateur présente l’actrice sur une période quasiment anecdotique de sa carrière, puisque concentrée sur une semaine hors du contexte mégalomane nord-américain, loin des paillettes et du tralala hollywoodien.

Il isole ainsi une très courte période de vie (tout en évoquant par petites touches brèves et habiles les affres de la célébrité et les difficultés qu’avait Marylin Monroe à apprivoiser ses peurs) durant laquelle on va percevoir ses fragilités, ses failles et sa complexité.

Elle avait une double facette : l’actrice (excellente – ainsi que la chanteuse j’aime rappeler qu’elle était également une très bonne chanteuse à la voix chaude et envoutante) qui brillait sous les feux de la rampe, toujours pimpante et souriante, glamour et sensuelle cachait une femme ambiguë, capricieuse, alcoolique, névrosée, marquée par une enfance difficile et des douleurs enfouies (le film ne la montre pas toujours sous son meilleur jour) …

Durant cette semaine anglaise, elle va être appréhendée et touchée par un œil ingénu et attendrissant … le jeune homme (témoin et narrateur) naïf, gauche et maladroit va peu à peu l’aborder avec beaucoup de sensibilité et de délicatesse, déverrouillant quelques serrures bien fermées, lui offrir une certaine liberté, un amour pur et sincère dont elle avait tant besoin et surtout mieux la comprendre que quiconque …

Toutefois, le film s’avère un peu laborieux et bancal, par instants terne et soporifique (surtout le début mal filmé), à cause d’une mise en scène grossière et convenue, un scénario insuffisamment consistant et des personnages peu approfondis,  ainsi qu’une direction d’acteurs pas très rigoureuse.

Pourtant, il y avait matière à réaliser un chef d’œuvre grâce à ce personnage captivant et à la découverte des coulisses d’un tournage tendu et pénible.

Seuls quelques moments de tête à tête entre Colin et Marylin réservent de réels moments d’émotion (toutes les séquences bucoliques sont charmantes) mais il est dommage de les amoindrir par des scènes moins intéressantes au rythme atone.

Mais pourtant j’ai finalement bien aimé grâce essentiellement à la sublimissime prestation  de Michelle Williams (plusieurs fois récompensée pour ce rôle) qui incarne une Marylin plus vraie que nature, enfilant ses costumes avec une aisance et un mimétisme remarquables, reproduisant ses attitudes, gestuelles et mimiques à la perfection (elle a beaucoup travaillé son rôle en amont et ça se ressent dans chaque plan), elle est - comme son modèle -  fascinante, lumineuse et poignante … de fait, elle exhausse tous les seconds rôles : le jeune Eddy Redmayne est une révélation et Kenneth Brannagh campe un Laurence Olivier charismatique et impressionnant.

Dommage donc que la réalisation de Simon Curtis (dont c'est le premier long métrage) manque de fluidité, d’emphase et d’énergie, se révélant un peu trop conventionnelle et classique à mon goût, elle aurait mérité d’être à la hauteur de son héroïne : flamboyante !

Le film, superficiel et déséquilibré, ne vaut que pour les prestations d’acteurs et quelques (trop rares) jolis moments.

Publié par lara1340 à 17:47:24 dans Critiques de films | Commentaires (0) |

SUR LA PISTE DU MARSUPILAMI | 08 mai 2012

Synopsis : Quand Dan Geraldo, reporter en quête de scoop, arrive en Palombie, il ne se doute pas qu’il va faire la plus incroyable des découvertes… Avec Pablito, guide local plein de ressources, ils vont aller de surprise en surprise au cours d’une aventure trépidante et surtout révéler une nouvelle extraordinaire : Le Marsupilami, animal mythique et facétieux, existe vraiment !!!

De Alain Chabat avec Alain Chabat, Jamel Debbouze, Géraldine Nakache, Fred Testot, Lambert Wilson

Sortie le 4 avril 2012

Quand Chabat fait du Chabat ça ne peut donner qu’un film bourré d’imagination et d’humour.

Fan de la première heure de LES NULS, je suis assidument la carrière de cet acteur – auteur - réalisateur de près, ayant adoré La Cité de la Peur qui présageait déjà du « style Chabat », son Didier ou son célèbre Asterix et Obelix : Mission Cléopâtre (son plus grand succès à ce jour avec ses 14 millions d’entrées), tous finement écrits et hilarants.

Son Marsupilami ne déroge pas à la règle. Il n’était pas forcément aisé de se plonger ainsi à corps perdu dans un tel projet qu’Alain Chabat porte en lui depuis plusieurs années, il réussit habilement son pari.

Le film est donc un mélange savant et subtil entre humour déjanté, deuxième degré, aventures, spectacle et grands numéros d’acteurs.

On n’échappe bien sûr pas aux références scatologiques ou même parfois scabreuses – mais quand on connaît l’humour de Chabat on sait à quoi s’attendre – mais le film est un heureux fourre-tout de tout et n’importe quoi, y’a du à prendre et à jeter peut-être, mais chacun y trouvera son bonheur.

Chabat laisse libre cours à ses idées des plus farfelues et manie avec  dextérité son sens aigu de la dérision et son cynisme, ici toutefois édulcoré mais toujours présent, pour mettre en scène des situations rocambolesques, des séquences improbables, des personnages loufoques et caricaturaux, d’excellents gags (quelques-uns sont nettement plus drôles que d’autres un peu indigestes voire totalement cons mais la connerie d’Alain Chabat est intelligente) tout en respectant l’esprit et l’âme de la BD ainsi que ses codes de moralité (pas de mort, pas de sang, pas de violence, pas de vulgarité – bien qu’une scène soit limite mais les enfants semblent ne pas vraiment comprendre ce qui se passe tandis que les adultes sont écroulés de rire).

Librement adaptée de la célèbre BD de Franquin, la comédie s’avère donc des plus réussies, délirante, jubilatoire, colorée, pittoresque et atypique portée par des acteurs investis : le plus marquant est sans nul doute Lambert Wilson qui délivre une prestation drôlissime et inattendue, Jamel Debbouze est dans son registre de prédilection mais le fait toujours très bien, formant avec son complice Chabat un duo d’une vraie force comique, Fred Testot est toujours aussi bon, Géraldine Nakache ravissante … sans oublier bien sûr le personnage principal, le Marsupilami, adorable et craquant, conçu et filmé en images de synthèse, c’est assez bluffant …

Un divertissement rafraîchissant et extravagant, un grand délire qui ressemble parfois à une cour de récréation mais à l’écriture brillante (tant le scénario que les dialogues qui font mouche à chaque réplique), à la réalisation maîtrisée, à l’image soignée (premier film français à être réalisé en IMAX), aux effets spéciaux spectaculaires, aux décors luxuriants …

A voir en famille puisqu’il s’adresse tout à la fois aux enfants qui savoureront les péripéties de la bestiole qu’aux parents qui apprécieront les clins d’œil et diverses références plus pointues.

Publié par lara1340 à 17:44:45 dans Critiques de films | Commentaires (0) |

MINCE ALORS ! | 01 avril 2012

Synopsis : Nina est jeune, jolie et ronde. Malheureusement son mari Gaspard n’aime que les femmes très minces… Surtout depuis qu’ils se sont installés à Paris pour monter leur ligne de maillot de bain ultra pointue. Pour tenter de le séduire à nouveau, Nina accepte à contrecœur le cadeau qu'il lui offre : une cure d’amaigrissement à Brides-les-Bains. Le dernier espoir des gros quand on a tout essayé.  Là-bas, elle va faire la connaissance de Sophie, une belle avocate marseillaise et d'Emilie, une mère de famille très enveloppée qui clame partout que « Big is beautiful ». La rencontre de ces trois personnalités va déclencher un raz-de-marée.

De Charlotte de Turckheim avec Victoria Abril, Catherine Hosmalin et Lola Dewaere

Nouveauté

Aborder ce sujet tabou est rare et "chair" ...

Il n'était pas facile de trouver l'angle, de le traiter sur le ton de la comédie sans tomber dans la "lourdeur" et surtout "d'envelopper" le tout dans une bonne dose de "grâce" avec autant d'intelligence et de clairvoyance.

Charlotte de Turckheim a eu le talent d'écrire un scénario raffiné et touchant, offrant à ses actrices des rôles en or, tout en égratignant l'image de l'homme qui en prend pour son grade (hummmmmmm Gregory Fitoussi .....) !!

Pour avoir été touchée par le problème, la cinéaste est plus qu'investie dans son projet, sa plume est fine et aiguisée et, accompagnée dans l'écriture des dialogues par Jeanne Le Guillou (il est rare que je cite les dialoguistes mais ici je souhaite la mettre en avant tant ils sont réussis), traite avec dérision voire auto-dérision tous les aspects de son thème principal sans jamais être hors sujet (les intrigues secondaires s'emboîtent astucieusement dans l'intrigue principale). Elle fait le tour de la question dans les grandes largeurs !!

Sans être toutefois totalement hilarant à se tordre de rire, c'est toujours amusant (les apparitions de Pascal Legitimus sont assez piquantes) et même bien souvent touchant tant les relations entre les différents personnages sont approfondies avec pertinence.

On a de la peine pour la jeune Nina à la dérive tant dans son rapport corporel que conjugal, on est touché par le petit garçon obèse à la recherche d'un repère maternel, on est bouleversé par cette femme qui affirme assumer son surpoids mais qui cache une vraie souffrance ... et c'est là qu'on se rend compte que la comédie va bien au-delà de ce que l'on croyait au départ, s'avérant peu à peu aigre-douce,  ironique et amère.

Charlotte de Turckheim est une actrice que j'apprécie depuis longtemps, je la trouve intelligente, derrière son regard d'un bleu magnifique, elle s'avère être profonde et poignante. Elle met dans son film tout ce qu'elle est, même plus.

Et propose aux comédiennes des rôles sur mesure.

Catherine Hosmalin y a exorciser sa propre douleur de femme. La comédienne confesse avoir vécu tout ce par quoi passe son personnage. Elle a sensiblement grossi pendant le tournage, déclarant : "J'ai eu besoin de manger pour apaiser les émotions que ce rôle provoquait en moi...".

Lola Dewaere (la fille de ... fort prometteuse) est divinement pulpeuse et apporte une incroyable énergie au film, on la sent réellement impliquée car également en proie aux mêmes problèmes ; pourtant tout d'abord réticente car pudique, se refusant à exposer son corps qu'elle n'acceptait pas, mais avoue que le film l'a aidée à prendre conscience d'elle-même.

Victoria Abril, égale à elle-même, toujours pimpante et gaie, dégage une bonne humeur communicative.

Un trio d'actrices rafraîchissantes et complices entre lesquelles se passe une réelle connivence, elles se taquinent, elles se vannent, elles s'engueulent mais au fond elles s'adorent ...

Mais je crois avoir été davantage séduite par l'étrange duo formée par la jeune Julia Paton (quelle formidable jeune actrice pour moi LA révélation du film ... pourtant elle ne commence pas par la facilité, étant la fille de Charlotte de Turckheim, il ne faudrait pas qu'elle soit enfermée dans la case "fille de" car elle mérite largement autre chose, je la trouve SENSATIONNELLE) et le petit Martin Daquin (quel gamin attachant ...) ... leur histoire est la plus belle de toutes ...

Une comédie dont on sait pertinemment que ce n'est pas LA comédie de l'année mais devant laquelle on ne peut qu'être ému par la sensibilité et la sincérité qui s'en dégagent, par le positivisme, l'intégrité et la générosité de la réalisatrice qui déborde de tendresse pour ses acteurs (aucun n'est jamais ridiculisé ni les principaux ni les figurants), pour la qualité du scénario et surtout des dialogues épatants (certaines répliques sont tout de même très drôles même s'il est dommage que certaines des plus percutantes soient reprises dans la bande annonce) ...

Un divertissement exquis peut-être parfois un peu décousu mais dont il ne faut surtout pas se priver et qu'on peut consommer sans modération ... on en ressort avec un sourire collé aux lèvres et la féroce envie de dévorer un bon gâteau sans culpabiliser .. !! et au diable les complexes ... !!!

Publié par lara1340 à 17:33:20 dans Critiques de films | Commentaires (1) |

LA COLERE DES TITANS | 01 avril 2012

Synopsis : Dix ans après avoir vaincu le monstre Kraken, au terme d'une bataille héroïque, Persée, demi-dieu et fils de Zeus, tente de mener une vie paisible dans un village où il est pêcheur et s'occupe, seul, de son fils de dix ans, Hélius. Mais Persée ne se doute pas que les dieux se sont engagés dans une lutte de pouvoir qui menace son existence tranquille. Affaiblis par le manque de dévotion des hommes, les dieux risquent bien de perdre leur immortalité et de ne plus pouvoir garder le contrôle sur leurs redoutables prisonniers, les Titans, et leur chef cruel, Kronos, père de Zeus, de Hadès et de Poséidon : les trois frères ont détrôné leur père depuis longtemps et l'ont envoyé croupir au plus profond du Tartare, donjon situé dans les entrailles des Enfers.  Désormais, Persée n'a d'autre choix que d'accepter son destin lorsque Hadès et Arès, fils de Zeus, changent de camp et passent un accord avec Kronos pour capturer le roi des dieux. Tandis que les pouvoirs divins de Zeus diminuent, la puissance des Titans, elle, s'accroît, et les forces des ténèbres se déchaînent sur Terre.  Persée fait appel à la reine guerrière Andromède, au fils de Poséidon, le demi-dieu Agénor, et au dieu déchu Héphaïstos pour s'enfoncer dans les Enfers dans le but de libérer Zeus, de vaincre les Titans et de sauver l'humanité …

De Jonathan Liebesman avec Sam Worthington, Liam Neeson, Ralph Fiennes et Rosamund Pike

Nouveauté

Ah un film en 3D, cela faisait longtemps que je n’en avais pas vu, et à en voir un, c’était celui-là et aucun autre. Pourquoi ? Parce que Sam Worthington … !!!! malgré ses cheveux un peu trop longs et ses bouclettes un peu trop bouclées, il est absolument craquantissime, alors en 3D, je ne vous raconte pas … !!!!!!! si, allez je vous raconte … !!

Je savais d’emblée que l’intrigue était rudimentaire (un fallacieux prétexte peut-être même !!), les dialogues risibles, les personnages ridicules, j’avais vu le premier je me doutais bien que le deuxième serait dans la même veine.

Après une première demi-heure laborieuse (j’ai eu un de ces coups de barre comme rarement au ciné, j’ai piqué plusieurs fois du nez, heureusement que j’étais cachée derrière les lunettes noires !!!!! lol), il faut avouer que visuellement c’est quelque chose tout de même.

On s’en prend plein la vue, c’est le moins que l’on puisse dire. D’aucuns se plaignent souvent que la 3D n’apporte rien aux métrages, je dirais ici que c’est la 3D qui fait le film et que sans, il n’aurait absolument aucun mais alors aucun intérêt.

On se surprend à sursauter souvent (les caillasses dans la tronche : énoooooooorme !!), à adorer tout le passage dans le labyrinthe des enfers (génial …), à apprécier les combats, les flammes qui vous brûlent la rétine … les effets spéciaux sont assez fabuleux, c’est clair et net, même si un peu trop pyrotechniques à mon goût.

Dommage donc que le reste soit plus que moyen : les acteurs se démènent comme ils peuvent mais n’offrent pas un jeu extraordinaire non plus se contentant de réciter leur texte, ils ne font pas vraiment dans la nuance. Pourtant, il y a un sacré bon casting : de Sam donc (arf), à Liam Neeson (arf) en passant par Ralph Fiennes (arf) et la jolie Rosamund Pike, le choix est luxueux, mais le réalisateur oublie un peu trop de les diriger au profit d’une image choc qui vous scie l’œil. Certes, il soigne sa réalisation mais l’effort aurait été louable s’il n’était pas accompagné de telles piètres performances.

Parce qu’en plus il y a des raccourcis un peu sauvages, un montage un peu chaotique et des séquences plus que bâclées … bon l'avantage est que du coup, c'est court .. et que plus long cela aurait trop long !!!!

A voir pour le visuel et uniquement pour le visuel …

A éviter si vous n’aimez pas la 3D, il ne vous apportera rien de plus que le premier opus.

(ps : j’ai posté volontairement l’intégralité du pitch curieusement plus long que le scénario !! …)

Publié par lara1340 à 17:21:33 dans Critiques de films | Commentaires (0) |

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