• DANS LES FORETS DE SIBERIE

     

     

     

     

     

     

    Synopsis : Pour assouvir un besoin de liberté, Teddy décide de partir loin du bruit du monde et s'installe seul dans une cabane, sur les rives gelées du lac Baïkal. Une nuit, perdu dans le blizzard, il est secouru par Aleksei, un russe en cavale qui vit caché dans la forêt sibérienne depuis des années. Entre ces deux hommes que tout oppose, l'amitié va naître aussi soudaine qu'enssentielle.

    De Safy Nebbou avec Raphaël Personnaz et Evgueni Sidikhine

    Sortie le 15 juin 2016

     

     

     

     

     

     

    Allant depuis quelque temps beaucoup moins au cinéma, je choisis beaucoup plus scrupuleusement les films que je vais voir ... celui-ci m'attirait irrésistiblement comme pour assouvir une envie d'espace, de sérénité et de liberté, à l'instar du héros (et puis parce que Raphaël Personnaz m'a aussi beaucoup donné envie de le voir à travers ses publications sur Facebook et les deux-trois interviewes que j'ai pu lire ...).

    Adapté du récit de Sylvain Tesson (je vais acheter le livre ...), cette ode à la vie, une autre vie est absolument saisissante .... images magnifiques, musique (signée Ibrahim Maalouf) sublime, paysages extraordinaires, réalisation époustouflante et performances exceptionnelles, tout contribue à emmener le spectateur exactement là où est le personnage : au milieu de nulle part.

    Assister au cheminement de Teddy est aussi accomplir son propre cheminement.

    Lui, épris de liberté et de solitude, choisit de s'expatrier dans un endroit âpre et rigoureux, pour chercher (puis trouver) la paix ... comme si trouver la paix intérieure passait par la concrétisation d'un voyage au bout du monde et l'isolement physique loin de tout et de tous ... nous, spectateurs, n'en ressortons pas indemnes tant les questionnements et les envies d'autre chose nous assaillent ... 

    Son acolyte (excellentissime Evgueni Sidikhine) russe est, comme lui, une âme perdue ... 

    Tous deux fuient, chacun à sa façon, quelque chose ou quelqu'un ... ils sont aussi en fuite avec eux-mêmes ... ils ont tous deux un besoin fondamental d'aller jusqu'au bout du (d'un) chemin avant d'en emprunter un nouveau en toute sérénité.

    Raphaël Personnaz est un acteur de premier plan, que je suis depuis plusieurs années déjà, même si je ne vais pas voir systématiquement tous ses films ... parce que, d'abord, il est beau ... on ne peut le nier ... le bleu azur de ses yeux reflète la pureté de l'émotion qu'il y fait passer ... et puis parce qu'il est un très grand acteur qui délivre ici une prodigieuse interprétation ... il porte tout le film sur ses épaules, en une implication de tous les instants et de tous les plans, entre travail d'introspection et de lâcher-prise dans son acception première.

    Un film qui est une grande réussite ... Déjà la bonne idée est de n'y mettre ni introduction ni conclusion, nonobstant le fait qu'il soit tout à fait maîtrisé et abouti ... on n'assiste ni à l'avant ni à l'après (tout est expliqué en quelques mots narratifs, et cela est amplement suffisant) ... nous sommes avec Teddy au bord du lac Baïkal de la première à la dernière seconde ... pendant 1 h 45 ... et malgré la lenteur du temps qui passe (notion ici primordiale), le silence parfois pesant mais salvateur, la solitude des personnages, une intrigue finalement peu touffue, on ne s'ennuie absolument jamais, pris aux tripes par la magie et l'émotion ...

    Un film viscéral et indispensable, car touchant à l'essentiel pur et simple (celui qui exclut tout besoin, toute envie, toute nécessité absolue) ... comme il le dit au début "on ne peut pas garder l'essentiel, on le découvre" ... et là est l'essence même de cette oeuvre à ne manquer sous aucun prétexte et qui nous laisse bouleversé, avec une boule dans la gorge, plein d'interrogations sur soi-même dans la tête, et un instinct de survie irrépressible qui passerait par un "aller ailleurs, là où l'on se retrouvera" ... 

     


    votre commentaire
  • Un homme à la hauteur

     

     

     

     

     

     

    Synopsis : Diane est une très belle femme, brillante avocate dotée d'une forte personnalité. Elle vient de mettre un terme à un mariage qui ne la rendait pas heureuse lorsqu'elle reçoit la coup de fil d'un certain Alexandre qui a retrouvé le portable qu'elle avait égaré. Trus vite, quelque chose se passe lors de cette conversation téléphonique. Alexandre est courtois, drôle et cultivé. Diane est immédiatement sous le charme et un rendez-vous est parfaitement fixé mais la rencontre ne se passe pas du tout comme prévu.

     

    De Laurent Tirard avec Jean Dujardin et Virginie Efira

    Sortie le 4 mai 2016

     

     

     

     

    La promesse d'une comédie romantique atypique avec Jean Dujardin était bien belle, il n'en fallait pas moins pour me décider à aller au cinéma. 

    Hélas, elle n'est pas vraiment atypique, au contraire, on nage en plein clichés et poncifs divers et variés : situations convenues, réalisation linéaire, intrigue basico-basique, construction classique et happy end trop prévisible. 

    Le challenge était surtout de faire rapidement oublier l'effet de surprise (Jean Dujardin de 1,36 mètre n'est pas très crédible et on a bien du mal à se détacher de l'incongruité de la chose, hormis lors des gros plans sur le visage), les trucages et effets spéciaux parfois un peu hasardeux et bancals, ainsi que l'opulence dérangeante dans laquelle vivent les personnages (il est certain que, lorsque l'on est riche, il est plus facile d’appâter une charmante demoiselle malgré sa petite taille ...).

    Toutefois, il est ici à moitié gagné ... à moitié perdu donc car j'ai vraiment eu du mal jusqu'au bout avec le Jean Dujardin en taille réduite, mais à moitié gagné, grâce à l'excellence des deux acteurs et des seconds rôles (l'ex : Cédric Kahn, la secrétaire : Stéphanie Papanian très drôle, le fiston : César Domboy très mignon, la mère : Manoëlle Gaillard .... tous très bons, dommage qu'ils soient un peu trop survolés) qui sauvent le film du naufrage.

    Il faut reconnaître que Jean Dujardin accuse ici un sacré handicap (dans toutes les acceptions du terme) et il relève haut la main le défi en proposant un personnage plein de dérision et d'auto-dérision qui peu à peu révèle une facette particulièrement touchante ... Jean Dujardin prouve encore une fois qu'il est un immense acteur (si si j'ai osé la faire !!) .... 

    Virginie Efira navigue dans sa zone de confort ... elle s'est fait une spécialité des rôles du genre mais qu'elle interprète à merveille avec sa grâce naturelle ... 

    Le couple fonctionne très bien et s'avère fort convaincant ... 

    Mais finalement, au bout du compte, la mayonnaise prend, le charme agit, et on peut se laisser aller et au fou rire (le running gag est hilarant et les dialogues sont piquants), aux larmes (l'émotion est là et bien là ...) et, parfois même aux interrogations amusantes (mais pourquoi elle n'enlève jamais ses talons de 15 cm de haut lorsqu'ils partent se balader ensemble ? pourquoi il ne met pas un coussin sur la chaise comme pour les enfants ? ...). 

    Au-delà du côté romantique de la chose (le moins intéressant en fin de compte), on peut aussi s'arrêter sur le message pas si anodin qui filtre à travers les lignes du scénario un peu trop léger à mon goût : l'appel à la tolérance, l'acceptation de la différence et du droit à la différence, et du fait que c'est justement cette différence qui fait l'unicité de l'autre, aimer l'autre tel qu'il est et non tel qu'on voudrait qu'il soit, et apprendre à gérer une situation "anormale" de façon tout à fait "normale" en se moquant du regard des autres ... sur ce point, le film fait mouche ... au diable, les préjugés !

    A ne pas oublier la magnifique bande musicale, et les superbes chansons de Emilie Gassin qui auréole le tout de sa divine voix ... ne sortez surtout pas de la salle avant la fin du générique, ça vaut vraiment la peine de l'écouter jusqu'au bout ...

    Une oeuvre donc assez perturbante mais qu'on se surprend à apprécier ... disons fraîche et sympathique mais sans plus ...  

     

     

    votre commentaire
  • 10 CLOVERFIELD LANE

     

     

     

     

     

     

     

    Synopsis : Une jeune femme se réveille dans une cave après un accident de voiture. Ne sachant pas comment elle a atterri dans cet endroit, elle pense tout d'abord avoir été kidnappée. Son gardien tente de la rassurer en lui disant qu'il lui a sauvé la vie après une attaque chimique d'envergure. En l'absence de certitude, elle décide de s'échapper.

     

    De Dan Trachtenberg avec Mary Elizabeth Winstead et John Goodman

    Sortie le 16 mars 2016 

    Avertissement

     

     

     

    Tout d'abord, je pensais naïvement que c'était la suite (ou le prequel) de Cloverfield, le titre m'ayant quelque peu égarée ... il n'en est point .......... 

    Il s'agit plutôt d'une histoire d'enfermement sous haute tension psychologique, un huis-clos étouffant et anxiogène, qui oppresse considérablement le spectateur malmené par un scénario fort habile : ce vieux fou a-t-il raison, a-t-il tort et n'est-il donc que le vieux fou qu'il paraît être ... ou bien si en fait ... 

    C'est pourquoi nous ne savons jamais comment nous positionner (nous aussi, à l'instar de l'héroïne, sommes dans l'incertitude en permanence puisque soumis aux seules les allégations complètement délirantes de Howard ) ni à quoi s'attendre à la scène suivante ... 

    Et, là où le réalisateur est très fort, c'est qu'il ponctue son intrigue, bourrée de bonnes idées et de rebondissements, par une réalisation fort brillante, ne nous laissant jamais sortir ni au propre ni au figuré, nous abandonnant à l'omnipotence de son personnage principal (le monstre dont on parle sur l'accroche de l'affiche ...), qui prend les rênes et malmène ses prisonniers (ceux dans l'écran et ceux devant l'écran ...).

    Pour camper un tel géant infligeant à ses victimes des tortures psychologiques insupportables, il fallait bien un acteur de la trempe de John Goodman, trop rare ... un immense acteur, dans tous les sens du terme, qui prend toute la place ... il était donc nécessaire de trouver une actrice qui sache lui faire front ... qui de mieux que Mary Elizabeth Winstead, qui a déjà eu à faire, dans son passé cinématographique, à des géants (elle interprète, entre autres - elle a déjà une filmographie impressionnante - Lucy Mc Leane la fille du meilleur sauveur de l'humanité que l'on n'ait jamais connu !!) ... 

    Le troisième larron n'est qu'un faire-valoir moyennement intéressant mais qui va cependant permettre à l'héroïne de trouver le courage nécessaire pour fomenter son évasion de ce bunker de survie étouffant et de s'échapper de l'emprise de ce geôlier d'une versatilité déconcertante, paranoïaque et/ou psychopathe ... 

    Et c'est là que .... 

    Non, non .... je ne spolierai pas ... je dirai juste que les dernières vingt minutes, totalement imprévisibles, sont tout bonnement époustouflantes ... 

    Et au final, j'ai adoré ce film viscéral, d'un suspense au cordeau et d'une efficacité redoutable ... une grande réussite ... 

    (et au générique, une curieuse surprise :) ... un cameo vocal qui m'a fait regretter ne l'avoir pas vu en VO, pour une fois !! ....) 


    votre commentaire
  • ROOM

     

     

     

     

     

     

     

     

    Synopsis : Jack, 5 ans, vit seul avec sa mère. Elle lui apprend à jouer, rire, comprendre le monde qui l'entoure. Un monde qui commence et s'arrête aux murs de leur chambre où ils sont retenus prisonniers, le seul endroit que Jack ait jamais connu.

    De Lenny Abrahamson avec Brie Larson et Jacob Tremblay

    Sortie le 9 mars 2016 

     

     

     

     

    Après ma trêve hivernale habituelle, motivée par le temps enfin printanier, de bonnes résolutions et l'excellente réputation de ce film, voilà que je reprends le chemin des salles noires.

    Tout auréolée d'un Oscar pour ce rôle, Brie Larson est de presque tous les plans, omniprésente alors que l'histoire se déroule grâce au récit et à l'imaginaire du petit garçon dont la langue et le langage sont volontairement (et astucieusement) elliptiques, personnifiant ainsi la "chambre" (Room), la "télé" .... qui deviennent acteurs à leurs côtés comme pour peupler leur monde isolé où ils vivent captifs.

    Le film se découpe en deux périodes ... la plus intéressante et anxiogène étant bien évidemment la première où l'on ne sort pas de la pièce misérable remplie de haine et d'amour, dont l'on devine très vite les contours et les limites ... la mise en scène habile permet de s'en échapper pourtant de temps à autre grâce aux prises de vue dans les coins et recoins, les placements de caméra qui s'évade parfois par la lumière du velux.

    Puis vient l'après et le difficile travail de résilience ... où l'on passe alors en mode "émotion" qui vous serre la gorge et vous tire les larmes, sans jamais tomber dans le pathos ni le voyeurisme malsain ... 

    Ce film s'inspire directement de faits horriblement réels, mêlant plusieurs affaires sordides d'enlèvement, séquestration, viols ... adapté d'un best-seller écrit par Emma Donoughe.

    C'est pourquoi il est empreint d'un réalisme saisissant, exhaussé par une prestation sans fard (dans tous les sens du terme) de Brie Larson sensationnelle en mère courage, qui s'est investie dans ce rôle à 100 % l'abordant avec une implication de tous les instants.

    Épaulée par un gamin d'une incroyable maturité et d'une intelligence hors norme, étoffant son personnage d'une force mentale extraordinaire.

    Voilà une oeuvre FORMIDABLE, MAGNIFIQUE et BOULEVERSANTE qu'il ne faut assurément pas manquer, ne serait-ce que pour le couple mère-fils qui lui octroie tout son pouvoir émotionnel.

    Et il faut être attentif au gros plan final sur le visage de cette maman qui termine sa reconstruction par un mot murmuré à peine perceptible mais qui donne toute son intensité et sa raison d'être à tout le reste du film.

    De toute façon, me concernant, dès que je verse une larme, c'est gagné ... le film me prend alors par la main, me met dans sa poche en une seconde, et me le fait placer dans ma liste des "incontournables" ... 

     


    votre commentaire
  • UN + UNE

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Synopsis : Antoine ressemble aux héros des films dont il compose la musique. Il a du charme, du succès, et traverse la vie avec autant d'humour que de légèreté. Lorsqu'il part en Inde travailler sur une version très originale de Roméo et Juliette, il rencontre Anna, une femme qui ne lui ressemble en rien mais qui l'attire plus que tout. Ensemble, ils vont vivre un incroyable voyage.

    De Claude Lelouch avec Jean Dujardin, Elsa Zylberstein, Alice Pol et Christophe Lambert

    Sortie le 9 décembre 2015

     

     

    Longtemps que j'attendais ce film que j'ai vu "naître et grandir" sur Facebook et parce qu'il réunit derrière et devant la caméra deux immenses artistes que j'admire inconditionnellement et aime profondément.

    Je ne pouvais donc pas ne pas y aller.

    Quel sublime voyage ... quelle pure merveille ... je n'ai jamais été déçue le moins du monde par Lelouch, jamais, même par ses films qui ont fait le bonheur de ses détracteurs, mais alors celui-là fait partie assurément de ses meilleurs.

    On retrouve bien évidemment ce que l'on aime chez Lelouch.

    La musicalité et la fluidité de sa caméra, son goût pour les couleurs, les odeurs, les visages, les reflets, les transparences ... 

    Son style incomparable et unique, lorsqu'il mêle artistiquement envolées lyriques (bien qu'il n'y en a pas tant que cela dans ce film contrairement à certains autres, même s'il laisse une grande place pour la musique de Francis Lai, comme toujours) et sentiments ambigus, les conversations débridées, les fous rires irrépressibles et les silences pénétrants... 

    Ses manières impudiques de filmer au plus près ses acteurs, de leur voler leurs regards, leurs sourires, leurs airs graves, leurs répliques parfois lourdes de sens parfois drôles et légères ... l'on sent en permanence la grande liberté de jeu et de ton qu'il leur accorde tout en les cadrant de façon stricte et rigoureuse, et les recadrant lorsqu'ils pourraient être à deux doigts de s'échapper de son oeil aiguisé et de la maîtrise de son film.

    Sa subtilité dans chaque plan, son originalité dans chaque mouvement ... 

    Et surtout, surtout et avant tout, son humanité ... 

    Il se base sur un scénario original écrit de sa plume toujours aussi intelligente ... donnant à l'Inde le tout premier rôle, elle est actrice, au même titre que ses deux personnages principaux. Elle donne une force et une intensité inouïes à cette oeuvre magistrale, c'est un "pays qui vous oblige à vous intéresser aux autres" explique Claude Lelouch.

    Alors même si on est captivés, fascinés par ses paysages et son peuple, on est également complètement happés par la magie qui se dégage de l'image, la musique, l'ambiance, et conquis par ce couple atypique.

    Elsa Zylberstein est sensationnelle, très belle lorsqu'elle est naturelle et se laisse un peu aller ... 

    Et que dire de Jean Dujardin, que dire de plus que je n'ai déjà dit sur cet acteur incroyable, extraordinaire ... un des meilleurs, si ce n'est le meilleur, acteurs du monde ... il le prouve encore une fois ici et de bien belle manière.

    Jouant de son charme irrésistible, de son humour percutant, de sa nonchalance, il va trouver dans ce voyage initiatique et surtout dans l'aboutissement de ce voyage une profondeur insoupçonnable et insoupçonnée ... comme s'il se découvrait ... comme s'il découvrait ce qu'il était vraiment au fond de lui et qu'il tentait de cacher maladroitement sous une façade de superficialité qui va peu à peu se craqueler ... 

    On n'oubliera assurément pas les seconds rôles ... je crois que c'est vraiment la première fois que j'ai apprécié Christophe Lambert avec lequel j'ai toujours eu un peu de mal (je pense que c'est parce que Claude Lelouch a le don de valoriser ses acteurs) ... Quant à Alice Pol, elle est à mille lieues de ses précédents rôles ... une révélation, ou plutôt confirmation de ce qu'elle peut nous proposer après sa très belle performance dans la série "Disparue" ... 

    Pour conclure, je confirme donc que c'est du grand, du très grand Lelouch ... (j'aime tous les Lelouch mais certains plus que d'autres .. celui-ci va faire partie de mon top 5 car j'en suis tombée littéralement amoureuse ...) ...

    MERCI MONSIEUR LELOUCH POUR LE BONHEUR ET L'EMOTION QUE VOUS M'AVEZ PROCURES ... 


    2 commentaires
  • PREMIER RENDEZ-VOUS

     

     

    J'ai un peu de mal à aller au cinéma en ce moment, par manque de motivation et d'énergie je pense ... moi, pourtant si cinéphile ... c'est la période automnale puis hivernale qui doit expliquer cela ... et la fatigue de mes semaines éprouvantes ... j'adore mon boulot au demeurant mais il est assez épuisant.

    C'est la raison pour laquelle je choisis scrupuleusement mes films en ce moment ... et que j'opte pour ceux dont je suis sûre de ne pas ressortir déçue.

    Celui-ci ne s'inscrit assurément pas dans la catégorie "films" pourtant, s'agissant de la captation du concert de Vincent Niclo au Châtelet, ayant clôturé une année de scène triomphale et flamboyante.

    Je ne pouvais pas manquer cet événement, cette soirée exceptionnelle (qui s'avère avoir reçu un excellent accueil en réunissant plus de 15 000 spectateurs).

    Même si, il faut toutefois le reconnaître, un film ne vaudra jamais un vrai live, et qu'il faut l'avoir donc vu en "vrai" pour mieux l'apprécier à travers l'écran, j'ai vraiment aimé cette projection.

    Parce que, bien que la salle fut quasi-pleine, je me suis retrouvée un peu isolée dans mon quatrième rang milieu, ou plutôt j'ai fait en sorte de m'isoler pour mieux savourer ... et l'émotion a été là, du début à la fin, palpable, tactile ... 

     

     

    Peut-être parce que le documentaire diffusé en préambule était particulièrement poignant ... 

    Ou bien parce que dès que Vincent entame l'Adagio (le quatrième titre soit au bout d'une dizaine de minutes) mon ventre se noue et ma gorge se serre, pour ne plus se relâcher jusqu'à la fin ... 

    C'est donc le souffle court, voire par instants coupé, la larme à l'oeil, les frissons dans le dos et le sang tout à la fois brûlant et glacé que j'assiste à ce concert pas comme les autres .... 

    Vincent a ce talent de charger d'émotion chaque titre, pour mieux la vivre lui-même et donc la transmettre ... Il a la capacité de transformer les chansons en or, pas seulement grâce à sa voix puissante et fabuleuse mais aussi, et surtout, dans sa façon de les interpréter ... dans son intelligence et sa générosité ... avec sincérité et sensibilité ... 

    Vincent Niclo est un artiste rare ... 

    Ce live est en toujours en vente en CD/DVD et je vous le conseille bien évidemment vivement ... 

    Du bonheur à l'état pur ... 


    votre commentaire
  •  

    A vif !

    Synopsis : Plus qu'un grand chef, Adam Jones est une rock star de la cuisine, couronné par deux étoiles au guide Michelin. Grisé par le succès, arrogant et capricieux, il sombre dans l'alcool et la drogue. Quelques années plus tard il a retrouvé la voie de la sobriété, relance un restaurant à Londres, déterminé à obtenir une troisième étoile.

    De John Wells avec Bradley Cooper, Sienna Miller et Omar Sy

    Sortie le 4 novembre 2015

     

    Après une longue disette cinématographique d'un bon mois, plus ou moins volontaire, seul Bradley pouvait me faire retourner dans mes salles noires préférées.

    Et de quelle manière !! il est juste MAGISTRAL ... 

    J'appréhendais un peu, un peu refroidie par un box-office désastreux aux Etats-Unis où la comédie est déjà annoncée comme un flop ... 

    Puis, comme toujours dans ces cas-là, je me dis qu'au pire je mate mon Bradley adoré pendant une heure trente.

    C'est dans cet état d'esprit que j'entame le film et il faut avouer, il y a de quoi bader ... jamais il n'a été aussi beau ... juste à tomber par terre Bradley ... et puis en fait, peu à peu, la mayonnaise prend ... 

    La réalisation y est pour beaucoup, les aliments sont filmés au plus près, à tel point qu'on a parfois l'impression de sentir les odeurs, d'avoir les papilles qui pétillent.

    La caméra se fait câline avec les fourneaux, les visages, les expressions, les gestuelles   ... elle tourne autour de Bradley en permanence, faisant presque passer les autres acteurs au rang de simples seconds rôles insipides ... 

    Bradley explose ... quel talent (et je suis tout à fait objective !) ... je pense qu'il livre ici une de ses meilleures performances jusqu'à ce jour (que je placerais juste après The Place Beyond The Pines et juste avant l'injustement méconnu The Words) ... d'une justesse rare, parfaitement crédible, les gestes sont sûrs, nets et précis ... et quel charme, quel charisme ...  

    Au final on est totalement envoûté par ce film atypique tant dans son sujet que dans sa mise en scène, ses dialogues savoureux et sa direction d'acteurs.

    La fin est émouvante, la gorge se serre ... 

    Au début on est subjugué par Bradley (enfin quand on est fan comme moi, ou même si l'on ne l'est pas), à la fin on est subjugué par le film ... 

    Une vraie réussite .... 

    Mais sérieusement à quand l'Oscar pour Bradley si ce n'est pour une telle performance ? 

    Vu les chiffres, pour celui-ci je n'y crois guère malheureusement, espérons pour le prochain (Joy en décembre il me semble) ... 


    votre commentaire