• NOS FUTURS

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Synopsis : Deux amis d'enfance, qui s'étaient perdus de vue depuis le lycée, se retrouvent et partent en quête de leurs souvenirs.

    De Rémi Bezançon avec Pio Marmaï, Pierre Rochefort et Mélanie Bernier

    Sortie le 22 juillet 2015

    L'oeuvre de Rémi Bezançon n'est peut-être pas très étoffée mais l'on garde indéniablement à l'esprit Ma vie en l'air, Un heureux événement et surtout, et essentiellement, l'excellent Le premier jour du reste de ta vie qui m'avait tellement bouleversée (combien de larmes versées ...).

    J'attendais donc impatiemment de retrouver son acteur fétiche, Pio Marmaï, à l'affiche d'un film qui annonce d'emblée la couleur de l'émotion ...

    Même si j'ai été légèrement agacée de sa ressemblance flagrante avec Kev Adams (disons le même avec dix ans de plus) qui ne m'avait jusqu'alors pas frappée outre mesure,  il faut avouer qu'il délivre un jeu de plus en plus dense et nuancé ... le sourire, le regard et l'attitude révèlent un vrai acteur, mûr et mature ... 

    Le film s'avère osciller en permanence entre la comédie pure et la comédie mélancolique, s'axant principalement sur cette amitié forte et complice entre deux hommes en quête de liberté ... Yann a besoin, pour avancer dans la vie, de remonter le temps de ses souvenirs avec son ami, qui va l'aider à débloquer des verrous  ... ils vont ainsi retourner dans leur(s) passé(s) (symbolisé par un road-movie singulier) pour mieux entrer dans leur(s) futur(s) ... 

    Le ton est en conséquence parfois léger, parfois plus grave ... surtout il est éclairé par une interprétation parfaite et sans faille de deux comédiens épatants ... Pio Marmaï est toujours aussi convaincant tandis que Pierre Rochefort est une sensationnelle révélation ... (je peux avouer même sans honte qu'après l'heure et demi de film, je suis tombée irrémédiablement amoureuse de lui ... il est ... craquant ... la relève est donc assurée, Jean peut aisément prendre sa retraite totalement serein !!).

    Ils sont par ailleurs magnifiquement épaulés par la toujours merveilleuse Mélanie Bernier (comme j'aime cette actrice lumineuse et solaire) et de très bons seconds rôles (qui auraient pu être toutefois un peu plus approfondis).

    La fin est tellement surprenante et inattendue qu'on a envie de refaire tout le film à l'envers pour l'appréhender différemment ... Il fait partie de ces films qui méritent assurément une deuxième vision... il y a tant de degrés de lecture, des indices disséminés ici et là, des portes, des serrures, des clés ... alors oui cela implique que la construction est quelque peu confuse et complexe, mais c'est un très léger bémol au regard de l'excellence de cette comédie raffinée fort réussie, pleine de tendresse et d'humour délicat, particulièrement poignante (mais l'émotion ici n'est pas si triste ... elle est assez indéfinissable en fait ... mais elle est bel et bien là ...).

    Moralité de l'histoire : j'ai adoré, j'aime l'oeuvre divinement subtile de Rémi Bezançon (la fluidité de sa caméra et de son image, sa sensibilité, sa sincérité, la musicalité et la simplicité rare et pure de sa jolie plume ...) et je suis maintenant raide dingue de Pierre Rochefort ... 

    PS : la bande musicale est de toute splendeur (n'oubliez pas d'écouter les chansons des génériques ...) ...

     


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  • LE GARCON INVISIBLE

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Synopsis : Michele habite dans une ville tranquille au bord de la mer. On ne peut pas dire qu'il soit très aimé à l'école, ce n'est pas un bon élève et il n'excelle dans aucun sport. Mais, au fond, ça lui est égal, il lui suffirait d'être remarqué par Stella, la fille qu'il ne peut pas s'empêcher de regarder en classe même s'il ya le sentiment d'être totalement transparent à ses yeux. Et puis voilà qu'un jour, une découverte extraordinaire vient bouleverser son train-train quotidien ... Michele se regarde dans le miroir et découvre qu'il est invisible.

    De Gabriele Salvatores avec Ludivico Girardello, Valeria Golino

    Sortie le 15 juillet 2015

    Je suis allée voir ce film un peu par hasard, uniquement guidée par les quelques lignes du synopsis intriguant, sans avoir aucune idée de ce que j'allais voir ni n'en avoir jamais entendu parler.

    C'est donc quelque peu circonspecte que je suis rentrée dans la salle, n'étant guère habituée au cinéma italien contemporain, étant un peu restée à celui des années 70 qui nous a offert quelques grands films devenus cultes ... 

    Mais là alors quelle divine surprise ... 

    Tandis que cela commence timidement sur les tourments d'un ado seul et mal dans sa peau, lorsqu'il réalise qu'il devient invisible (un pouvoir dont il s'amuse de prime abord l'utilisant de façon maladroite à des fins de basse vengeance), l'intrigue prend soudain une tout autre dimension, s'épaississant au fil des scènes, la réalisation aux excellents effets spéciaux acquiert une certaine ampleur, sans non plus en faire des tonnes, et l'interprétation de tous (le jeune Ludivico Girardello en tête) rehausse magnifiquement le tout.

    Même si certaines explications de l'invisibilité du héros (qu'il est difficile de qualifier de super-héros, et c'est justement là que cela devient intéressant, l'on peut percevoir et appréhender ce "don" de bien des manières ...) sont quelque peu capillotractées, il n'en reste pas moins que l'aspect fantastique de cette oeuvre est tout à fait original ... 

    La façon dont le scénario aborde les choses est très intelligente et finement menée, rien ne m'a paru totalement absurde ou incohérent, et je me suis donc laissée embarquée par cette oeuvre atypique à l'ambiance assez étrange et au final absolument inattendu ... 

    Enfin, il faut préciser que l'humour est loin d'être inexistant, l'invisibilité permettant certaines scènes amusantes ... 

    J'étais loin d'imaginer que le cinéma italien pouvait rivaliser ainsi avec les blockbusters américains ... visuellement, c'est très réussi ... ensuite l'écriture pertinente est très précise et juste, tant au niveau du scénario que des dialogues rigoureux.

    Le suspense final est saisissant ... le ventre se noue et se dénoue ... 

    Le film s'avère créatif, novateur, brillant et maîtrisé, captivant, fascinant ... surtout / parce que simple, sensible (presque poétique par moments) et sans prétention ... 

    J'ai vraiment adoré ... 

    Et je vous conseille vivement de rester jusqu'au bout du générique final ... non seulement la chanson est magnifique mais en plus il ya quelques surprises ... à l'instar des Marvel, il y a une ultime scène à ne manquer sous aucun prétexte ... 


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  • ANT-MAN

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Synopsis : Scott Lang, cambrioleur de haut vol, va devoir apprendre à se comporter en héros et aider son mentor, le Docteur Hank Pym, à protéger le secret de son spectaculaire costume d'Ant-Man, afin d'affronter une effroyable menace.

    De Peyton Reed avec Paul Rudd, Evangeline Lilly et Michael Douglas

    Sortie le 15 juillet 2015

    Fan des Marvel un jour, fan des Marvel toujours.

    J'attendais celui-ci impatiemment ...

    Pas déçue du tout, bien que le film soit un ton en dessous des autres dans la qualité scénaristique et réalistique.

    Il faut un peu "cheap" comparé à d'autres oeuvres de la filiale : le costume n'est pas nickel ni étincelant, Ant-Man fait un peu "héros sur le retour" (un acteur plus jeune aurait été bienvenu même si Paul Rudd est très bien), la nana a la coupe à la mode à Hollywood (faut arrêter les carrés arrondis, on les dirait toutes fabriquées dans le même moule, celle-ci étant la version noir et blanc de Bryce Dallas Howard dans Jurassic World ), les décors n'éclatent pas aux yeux ... autant de petits détails qui font toute la différence.

    Le "wouaouh" n'est pas là quoi, à part peut-être à la toute fin où les effets visuels sont magnifiques.

    Mais je n'ai toutefois pas boudé mon plaisir ... 

    Ce qui sauve l'ensemble sont l'humour permanent qui y règne, tant dans les situations que dans les dialogues, les effets spéciaux très réussis (lorsque le héros rapetisse en un quart de seconde ...) ainsi que quelques scènes époustouflantes ...

    Un excellent divertissement fort distrayant (de toute façon, si j'ai ne serait-ce qu'un fou rire, pour moi c'est gagné !) porté par de très bons acteurs. A part Paul Rudd, des plus convaincants, bien gaulé et fort charmant, à la séduction un peu gauche et désuète, Evangeline Lilly et Michael Douglas, ainsi que tous les seconds rôles, offrent des prestations parfaites.

    A voir sur grand écran et en 3D qui permet des plongées extraordinaires au coeur même de l'action ...

    Et tous les enfants peuvent y aller ...  

     


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  • PROFS 2

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Synopsis : Les pires profs de France débarquent en Angleterre pour une mission ultra-secrète. Avec Boulard, le roi des cancres, ils sont parachutés dans le meilleur lycée du pays. Ils vont appliquer leurs célèbres méthodes sur la future élite de la nation. L'enjeu est énorme : de leur réussite dépendra l'avenir du Royaume-Uni tout entier.

    De Pierre-François Martin-Laval avec Kev Adams, Didier Bourdon, Isabelle Nanty, Arnaud Ducret 

    Sortie le 1er juillet 2015

    Pour je ne sais quelle étrange raison, je n'ai pas vu le premier opus, peut-être à cause d'une bande-annonce pas très attrayante ou tout simplement d'un manque d'envie et/ou d'opportunité, malgré l'énorme succès qu'il a rencontré.

    Pourtant, j'ai eu comme un élan irrépressible, un besoin d'aller voir un film qui me permettrait de reposer mon intellect rudement mis à l'épreuve ces derniers temps, avant mes vacances tellement méritées, pensant (à juste titre) qu'il pouvait tout à fait se voir indépendamment du premier volet.

    Et si l'on peut tirer de cette oeuvre quelque peu pitoyable un seul argument positif, ce ne pourrait être que celui-là : re-po-sant ! 

    L'on débranche très vite ses neurones devant tant de niaiseries et des acteurs pathétiques (à part peut-être Stefi Celma au charme sucré et la jeune Gaia Weiss, au teint exsangue, mais qui joue très bien toutes les nuances d'un rôle taciturne).

    Reste que les dialogues sont parfois drôles et que j'ai esquissé par moments de francs sourires ... pas de fous rires non plus, il ne faut pas exagérer ... 

    La comédie est lourde et assez indigeste mais on en sort léger et allégé, comme si on avait laissé tous ses soucis aux vestiaire pendant une heure trente.

    Nul et débile mais relativement distrayant ... il ne faut juste pas être tatillon sur la qualité du scénario et de l'interprétation des acteurs, même si Kev Adams s'avère convaincant (bien que l'on a la terrible impression qu'il est dans la vie comme à l'écran ....... ce qui, sous ma plume, n'est pas vraiment un compliment !!) .... 

    PEF devrait retourner à des choses (réalisation ou rôle) plus graves, cela lui va beaucoup mieux (référence à l'excellente série Disparue, récemment diffusée sur France 2).

    Bref, je conseille plutôt de revoir le Patrick Schulmann, devenu culte ... celui-ci ne lui arrive pas à la cheville ...


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  • UN MOMENT D'EGAREMENT

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Synopsis : Antoine et Laurent, amis de longue date, passent leurs vacances en Corse avec leurs filles respectives : Louna, 17 ans et Marie, 18 ans. Un soir, sur la plage, Louna séduit Laurent. Louna est amoureuse mais pour Laurent ce n'est qu'un moment d'égarement.

    De Jean-François Richet avec Vincent Cassel et François Cluzet

    Sortie le 24 juin 2015

    Un moment d'égarement, le premier, écrit et réalisé par Claude Berri, fait partie de ces films pas forcément grandioses ni cultes mais qui, au fil des années, deviennent des incontournables du paysage cinématographique français.

    Faire un remake près de 40 ans plus tard n'avait pas vraiment d'intérêt à part, peut-être, faire redécouvrir l'oeuvre initiale exquisement portée par le duo Marielle / Lanoux ou permettre de transposer le thème (toujours aussi sensible) dans notre époque avec de nouveaux paramètres et enjeux (la plume de Lisa Azuelos fait ici des merveilles).

    De fait, j'ai eu un peu de mal à entrer dans le film ... non seulement je me suis rapportée donc inévitablement au premier mais j'ai été également un peu gênée par le surjeu de François Cluzet qui reproduit trait pour trait son personnage marquant dans Les petits mouchoirs ... gênée aussi par la maturité un peu dérangeante de la jeune Alice Isaaz (Marie) qui a, qui plus est, des faux airs de Emmanuelle Béart au même âge (ce qui n'a pas manqué de m'agacer tant j'ai du mal avec cette actrice ...).

    Ceci étant, une fois passés ces premiers instants un peu ardus d'un début laborieux, je me suis laissée prendre par l'intrigue et par le couple Vincent Cassel / Lola Le Lann, une inconnue qui ne devrait pas le rester longtemps tant elle est convaincue et convaincante ... et très jolie qui plus est ... 

    Le tension émotionnelle vous étreint tout comme le physique à tomber par terre d'un Vincent Cassel très charismatique, fort séduisant ... vraiment craquant ça c'est absolument indéniable ... l'on ne peut que comprendre la jeune Louna ... l'empathie que l'on ressent alors pour elle transforme notre façon d'aborder les choses.

    Si le scénario est bien sûr sans surprise, même si le ton est évidemment modernisé et vif, oscillant sans cesse entre la comédie pure et ses scènes drôles et le drame latent qui couve, allant crescendo, le film s'avère finalement plutôt réussi, rehaussé par un quatuor d'acteurs sensationnels (oui j'y inclus les deux jeunes demoiselles vraiment épatantes).

    Fort honnêtement réalisée par Jean-François Richet qui ne manque pas de nous étonner par son grand écart après les deux extraordinaires Mesrine, retrouvant là son acteur fétiche.

    La fin laisse quelque peu dubitatif mais elle a le mérite d'être très ouverte, laissant libre cours à notre imagination ... 

    Le film peut cependant se voir dans son salon un soir de pluie ... à moins de revoir celui de Claude Berri qui est tout de même beaucoup mieux ... 

    Je reste un peu perplexe et mitigée mais plus dans le bon que dans le mauvais sens ... à tout le moins, j'ai apprécié les magnifiques paysages et la musique, la qualité d'interprétation, et surtout, j'ai badé Vincent Cassel !! 

     


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  • JURASSIC WORLD

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Synopsis : L'indominus Rex, un dinosaure génétiquement modifié, pure création de la scientifique Claire Deaning, sème la terreur dans le fameux parc d'attraction. Les espoirs de mettre fin à cette menace reptilienne se portent alors sur le dresseur de raptors Owen Grady.

    De Colin Trevorrow avec Chris Pratt et Bryce Dallas Howard

    Sortie le 10 juin 2015 

    Presque 15 ans après un troisième opus raté, Jurassic Word est comme un retour aux sources, s'inscrivant dans la continuité du premier Jurassik Park devenu cultissime (très novateur à l'époque), puisque son action est censée se dérouler 20 ans après en faisant totalement abstraction des deux autres.

    C'est aussi la première fois que les dinosaures sont confrontés à un public lambda, autre que des professionnels et/ou des scientifiques, outre bien entendu les inévitables enfants  délurés et débrouillards ... et donc à des personnes qui ne savent pas les appréhender ... d'où pléthore de situations inédites ... 

    La bande annonce de ce Jurassic World était ainsi fort alléchante, avec qui plus est deux nouveaux héros ... si Chris Pratt paraît ici fort légitime et totalement à sa place (et bigrement mignon en passant ...), Bryce Dallas Howard ne pouvait qu'être une excellente surprise après cette potiche de Laura Dern, une "actrice" assez nulle il faut bien l'avouer ... d'où les guillemets car je n'arriverai jamais ô grand jamais à la qualifier d'actrice.

    Nous ne perdons pas au change, donc, loin de là, Bryce Dallas Howard relève un sacré challenge et prouve surtout qu'elle en a sous le pantalon ... euh la jupe ... sans omettre l'exploit de faire tout le film en talons hauts (elle sait courir la bougresse ^^).

    Mais bien entendu, ce qui prédomine sont les phénoménaux effets spéciaux, spectaculairement rehaussés par une 3D remarquable qui donne un "réalisme" saisissant à l'ensemble ... toutes les scènes au coeur de la forêt (tournées à Hawaï principalement comme les précédents volets) sont magnifiquement réalisées.

    L'on sent en permanence l'esprit Spielberg (producteur) qui règne (quelques clins d'oeil pertinents par ci, par là), et l'on retrouve avec une réelle jubilation l'atmosphère et l'ambiance du premier qui nous avaient manqué dans les numéros 2 et 3.

    Des dinosaures gentils, des dinosaures méchants et intelligents, du suspense, des rebondissements, des séquences époustouflantes, de très bonnes idées scénaristiques, des images choc ...

    Pour alléger le tout qui aurait pu être indigeste, l'humour est omniprésent (je me suis pris deux bons fous rires ...) servi merveilleusement par deux acteurs investis et impliqués, qui se donnent à fond.

    On n'oubliera pas les deux enfants géniaux, interprétés par Nick Robinson et Ty Simpkins, sans omettre bien entendu notre Omar Sy national qui fait quelques apparitions notables.

    Je me suis vraiment régalée ... malgré le froid (la climatisation était encore une fois trop forte) et la gamine d'à côté (un peu trop jeune à mon sens, s'il y a un avertissement sur l'affiche, c'est à l'attention des parents qui devraient éviter d'amener leurs gamins de moins de dix ans) qui avait peur, j'ai passé un super moment devant un divertissement de haute volée, enthousiasmant et fort distrayant, qui peut tout à fait s'enorgueillir d'être aussi bien que le premier.

    Réjouissant et jouissif ... 

     


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  • ON VOULAIT TOUT CASSER

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Synopsis : Cinq amis depuis plus de trente ans, ayant rnoncé depuis longtemps à leurs rêves d'adolescents, découvrent un beau jour que le plus assagi de la bande plaque tout pour faire son tour du monde en bateau. En comprenant ce que cache cette décision soudaine, cela réveille leurs plus vieux rêves ... Où sont passés leurs 20 ans ? Ceux de l'époque où ils voulaient tout casser ... 

    De Philippe Guillard avec Kad Merad, Charles Berling, Benoît Magimel, Vincent Moscato et Jean-François Cayray

    Sortie le 3 juin 2015

    Encore un film sur l'amitié masculine, genre qui pullule en ce moment ... avec plus ou moins de réussite ... la référence du genre étant, pour moi, l'inégalable et inégalé Vincent, François, Paul et les autres ... on a rarement fait mieux depuis ... à part peut-être Un éléphant ça trompe énormément ou plus récemment Le coeur des hommes ... 

    Celui-ci semblait ne pas échapper à la règle tant la mise en route et en place est timide, sans rythme ni réelle cohésion ... 

    Et puis, peu à peu, le film prend ses marques, la mayonnaise prend, la magie opère ... 

    Grâce surtout à l'excellence de tous les acteurs qui deviennent de plus en plus attachants au fil du film, Philippe Guillard (signant sa deuxième oeuvre après Le fils à Jo) leur laissant une grande liberté de ton et d'esprit tant on sent leur complicité naturelle transparaître à l'écran.

    Kad Merad démontre, s'il en était encore besoin, que la sobriété et la gravité lui vont infiniment bien ... pourtant, il fut un temps pas si lointain où il avait tendance à m'agacer mais il a su amorcer un virage très adroit dans sa carrière pour délivrer des interprétations impeccables.

    Charles Berling, Benoît Magimel et Vincent Moscato sont tous les trois très convaincants. Comme toujours ... bien que Moscato ait parfois tendance à tomber dans le surjeu, on le sent par instants un peu mal à l'aise, il a encore des progrès à faire dans l'art d'être acteur ... 

    Mais, à mon sens, la vraie révélation est Jean-François Cayray, dont le personnage n'est pas sans rappeler celui de François Cluzet dans Les petits mouchoirs (dont l'on peut aussi rapprocher cette comédie) ... mais quel sens et quelle rapidité de jeu ... 

    Sans oublier les actrices qui ne sont pas de simples faire-valoir mais qui ont toutes, Anne Charrier en tête, une raison d'être et de dire ...  a contrario des hommes qui aiment à se complaire, justement et c'est là d'ailleurs un des thèmes principaux du film (avec aussi l'urgence de vivre et l'implacabilité du temps qui passe ...), dans les non-dits ... 

    A noter également la présence de Laurent Hennequin qui fait trois apparitions de trente secondes mais quel plaisir de le voir au cinéma et de lire son nom au générique final.

    Et puis surtout, les vingt dernières minutes sont fabuleuses ... 

    L'alternance du rire (la scène au restaurant est hilarante) aux larmes est fort habile, le scénario et les dialogues sont divinement bien écrits ce qui, in fine, nous offre une oeuvre légèrement déséquilibrée mais très réussie ... sincère, juste, généreuse et émouvante.

    L'ultime image est splendide et les chansons sont très belles, notamment la dernière que je vous conseille d'écouter jusqu'au bout ... 

    Un très bon moment de cinéma.

    Je le conseille vivement.

     


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