• PROFS 2

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Synopsis : Les pires profs de France débarquent en Angleterre pour une mission ultra-secrète. Avec Boulard, le roi des cancres, ils sont parachutés dans le meilleur lycée du pays. Ils vont appliquer leurs célèbres méthodes sur la future élite de la nation. L'enjeu est énorme : de leur réussite dépendra l'avenir du Royaume-Uni tout entier.

    De Pierre-François Martin-Laval avec Kev Adams, Didier Bourdon, Isabelle Nanty, Arnaud Ducret 

    Sortie le 1er juillet 2015

    Pour je ne sais quelle étrange raison, je n'ai pas vu le premier opus, peut-être à cause d'une bande-annonce pas très attrayante ou tout simplement d'un manque d'envie et/ou d'opportunité, malgré l'énorme succès qu'il a rencontré.

    Pourtant, j'ai eu comme un élan irrépressible, un besoin d'aller voir un film qui me permettrait de reposer mon intellect rudement mis à l'épreuve ces derniers temps, avant mes vacances tellement méritées, pensant (à juste titre) qu'il pouvait tout à fait se voir indépendamment du premier volet.

    Et si l'on peut tirer de cette oeuvre quelque peu pitoyable un seul argument positif, ce ne pourrait être que celui-là : re-po-sant ! 

    L'on débranche très vite ses neurones devant tant de niaiseries et des acteurs pathétiques (à part peut-être Stefi Celma au charme sucré et la jeune Gaia Weiss, au teint exsangue, mais qui joue très bien toutes les nuances d'un rôle taciturne).

    Reste que les dialogues sont parfois drôles et que j'ai esquissé par moments de francs sourires ... pas de fous rires non plus, il ne faut pas exagérer ... 

    La comédie est lourde et assez indigeste mais on en sort léger et allégé, comme si on avait laissé tous ses soucis aux vestiaire pendant une heure trente.

    Nul et débile mais relativement distrayant ... il ne faut juste pas être tatillon sur la qualité du scénario et de l'interprétation des acteurs, même si Kev Adams s'avère convaincant (bien que l'on a la terrible impression qu'il est dans la vie comme à l'écran ....... ce qui, sous ma plume, n'est pas vraiment un compliment !!) .... 

    PEF devrait retourner à des choses (réalisation ou rôle) plus graves, cela lui va beaucoup mieux (référence à l'excellente série Disparue, récemment diffusée sur France 2).

    Bref, je conseille plutôt de revoir le Patrick Schulmann, devenu culte ... celui-ci ne lui arrive pas à la cheville ...


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  • UN MOMENT D'EGAREMENT

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Synopsis : Antoine et Laurent, amis de longue date, passent leurs vacances en Corse avec leurs filles respectives : Louna, 17 ans et Marie, 18 ans. Un soir, sur la plage, Louna séduit Laurent. Louna est amoureuse mais pour Laurent ce n'est qu'un moment d'égarement.

    De Jean-François Richet avec Vincent Cassel et François Cluzet

    Sortie le 24 juin 2015

    Un moment d'égarement, le premier, écrit et réalisé par Claude Berri, fait partie de ces films pas forcément grandioses ni cultes mais qui, au fil des années, deviennent des incontournables du paysage cinématographique français.

    Faire un remake près de 40 ans plus tard n'avait pas vraiment d'intérêt à part, peut-être, faire redécouvrir l'oeuvre initiale exquisement portée par le duo Marielle / Lanoux ou permettre de transposer le thème (toujours aussi sensible) dans notre époque avec de nouveaux paramètres et enjeux (la plume de Lisa Azuelos fait ici des merveilles).

    De fait, j'ai eu un peu de mal à entrer dans le film ... non seulement je me suis rapportée donc inévitablement au premier mais j'ai été également un peu gênée par le surjeu de François Cluzet qui reproduit trait pour trait son personnage marquant dans Les petits mouchoirs ... gênée aussi par la maturité un peu dérangeante de la jeune Alice Isaaz (Marie) qui a, qui plus est, des faux airs de Emmanuelle Béart au même âge (ce qui n'a pas manqué de m'agacer tant j'ai du mal avec cette actrice ...).

    Ceci étant, une fois passés ces premiers instants un peu ardus d'un début laborieux, je me suis laissée prendre par l'intrigue et par le couple Vincent Cassel / Lola Le Lann, une inconnue qui ne devrait pas le rester longtemps tant elle est convaincue et convaincante ... et très jolie qui plus est ... 

    Le tension émotionnelle vous étreint tout comme le physique à tomber par terre d'un Vincent Cassel très charismatique, fort séduisant ... vraiment craquant ça c'est absolument indéniable ... l'on ne peut que comprendre la jeune Louna ... l'empathie que l'on ressent alors pour elle transforme notre façon d'aborder les choses.

    Si le scénario est bien sûr sans surprise, même si le ton est évidemment modernisé et vif, oscillant sans cesse entre la comédie pure et ses scènes drôles et le drame latent qui couve, allant crescendo, le film s'avère finalement plutôt réussi, rehaussé par un quatuor d'acteurs sensationnels (oui j'y inclus les deux jeunes demoiselles vraiment épatantes).

    Fort honnêtement réalisée par Jean-François Richet qui ne manque pas de nous étonner par son grand écart après les deux extraordinaires Mesrine, retrouvant là son acteur fétiche.

    La fin laisse quelque peu dubitatif mais elle a le mérite d'être très ouverte, laissant libre cours à notre imagination ... 

    Le film peut cependant se voir dans son salon un soir de pluie ... à moins de revoir celui de Claude Berri qui est tout de même beaucoup mieux ... 

    Je reste un peu perplexe et mitigée mais plus dans le bon que dans le mauvais sens ... à tout le moins, j'ai apprécié les magnifiques paysages et la musique, la qualité d'interprétation, et surtout, j'ai badé Vincent Cassel !! 

     


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  • JURASSIC WORLD

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Synopsis : L'indominus Rex, un dinosaure génétiquement modifié, pure création de la scientifique Claire Deaning, sème la terreur dans le fameux parc d'attraction. Les espoirs de mettre fin à cette menace reptilienne se portent alors sur le dresseur de raptors Owen Grady.

    De Colin Trevorrow avec Chris Pratt et Bryce Dallas Howard

    Sortie le 10 juin 2015 

    Presque 15 ans après un troisième opus raté, Jurassic Word est comme un retour aux sources, s'inscrivant dans la continuité du premier Jurassik Park devenu cultissime (très novateur à l'époque), puisque son action est censée se dérouler 20 ans après en faisant totalement abstraction des deux autres.

    C'est aussi la première fois que les dinosaures sont confrontés à un public lambda, autre que des professionnels et/ou des scientifiques, outre bien entendu les inévitables enfants  délurés et débrouillards ... et donc à des personnes qui ne savent pas les appréhender ... d'où pléthore de situations inédites ... 

    La bande annonce de ce Jurassic World était ainsi fort alléchante, avec qui plus est deux nouveaux héros ... si Chris Pratt paraît ici fort légitime et totalement à sa place (et bigrement mignon en passant ...), Bryce Dallas Howard ne pouvait qu'être une excellente surprise après cette potiche de Laura Dern, une "actrice" assez nulle il faut bien l'avouer ... d'où les guillemets car je n'arriverai jamais ô grand jamais à la qualifier d'actrice.

    Nous ne perdons pas au change, donc, loin de là, Bryce Dallas Howard relève un sacré challenge et prouve surtout qu'elle en a sous le pantalon ... euh la jupe ... sans omettre l'exploit de faire tout le film en talons hauts (elle sait courir la bougresse ^^).

    Mais bien entendu, ce qui prédomine sont les phénoménaux effets spéciaux, spectaculairement rehaussés par une 3D remarquable qui donne un "réalisme" saisissant à l'ensemble ... toutes les scènes au coeur de la forêt (tournées à Hawaï principalement comme les précédents volets) sont magnifiquement réalisées.

    L'on sent en permanence l'esprit Spielberg (producteur) qui règne (quelques clins d'oeil pertinents par ci, par là), et l'on retrouve avec une réelle jubilation l'atmosphère et l'ambiance du premier qui nous avaient manqué dans les numéros 2 et 3.

    Des dinosaures gentils, des dinosaures méchants et intelligents, du suspense, des rebondissements, des séquences époustouflantes, de très bonnes idées scénaristiques, des images choc ...

    Pour alléger le tout qui aurait pu être indigeste, l'humour est omniprésent (je me suis pris deux bons fous rires ...) servi merveilleusement par deux acteurs investis et impliqués, qui se donnent à fond.

    On n'oubliera pas les deux enfants géniaux, interprétés par Nick Robinson et Ty Simpkins, sans omettre bien entendu notre Omar Sy national qui fait quelques apparitions notables.

    Je me suis vraiment régalée ... malgré le froid (la climatisation était encore une fois trop forte) et la gamine d'à côté (un peu trop jeune à mon sens, s'il y a un avertissement sur l'affiche, c'est à l'attention des parents qui devraient éviter d'amener leurs gamins de moins de dix ans) qui avait peur, j'ai passé un super moment devant un divertissement de haute volée, enthousiasmant et fort distrayant, qui peut tout à fait s'enorgueillir d'être aussi bien que le premier.

    Réjouissant et jouissif ... 

     


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  • ON VOULAIT TOUT CASSER

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Synopsis : Cinq amis depuis plus de trente ans, ayant rnoncé depuis longtemps à leurs rêves d'adolescents, découvrent un beau jour que le plus assagi de la bande plaque tout pour faire son tour du monde en bateau. En comprenant ce que cache cette décision soudaine, cela réveille leurs plus vieux rêves ... Où sont passés leurs 20 ans ? Ceux de l'époque où ils voulaient tout casser ... 

    De Philippe Guillard avec Kad Merad, Charles Berling, Benoît Magimel, Vincent Moscato et Jean-François Cayray

    Sortie le 3 juin 2015

    Encore un film sur l'amitié masculine, genre qui pullule en ce moment ... avec plus ou moins de réussite ... la référence du genre étant, pour moi, l'inégalable et inégalé Vincent, François, Paul et les autres ... on a rarement fait mieux depuis ... à part peut-être Un éléphant ça trompe énormément ou plus récemment Le coeur des hommes ... 

    Celui-ci semblait ne pas échapper à la règle tant la mise en route et en place est timide, sans rythme ni réelle cohésion ... 

    Et puis, peu à peu, le film prend ses marques, la mayonnaise prend, la magie opère ... 

    Grâce surtout à l'excellence de tous les acteurs qui deviennent de plus en plus attachants au fil du film, Philippe Guillard (signant sa deuxième oeuvre après Le fils à Jo) leur laissant une grande liberté de ton et d'esprit tant on sent leur complicité naturelle transparaître à l'écran.

    Kad Merad démontre, s'il en était encore besoin, que la sobriété et la gravité lui vont infiniment bien ... pourtant, il fut un temps pas si lointain où il avait tendance à m'agacer mais il a su amorcer un virage très adroit dans sa carrière pour délivrer des interprétations impeccables.

    Charles Berling, Benoît Magimel et Vincent Moscato sont tous les trois très convaincants. Comme toujours ... bien que Moscato ait parfois tendance à tomber dans le surjeu, on le sent par instants un peu mal à l'aise, il a encore des progrès à faire dans l'art d'être acteur ... 

    Mais, à mon sens, la vraie révélation est Jean-François Cayray, dont le personnage n'est pas sans rappeler celui de François Cluzet dans Les petits mouchoirs (dont l'on peut aussi rapprocher cette comédie) ... mais quel sens et quelle rapidité de jeu ... 

    Sans oublier les actrices qui ne sont pas de simples faire-valoir mais qui ont toutes, Anne Charrier en tête, une raison d'être et de dire ...  a contrario des hommes qui aiment à se complaire, justement et c'est là d'ailleurs un des thèmes principaux du film (avec aussi l'urgence de vivre et l'implacabilité du temps qui passe ...), dans les non-dits ... 

    A noter également la présence de Laurent Hennequin qui fait trois apparitions de trente secondes mais quel plaisir de le voir au cinéma et de lire son nom au générique final.

    Et puis surtout, les vingt dernières minutes sont fabuleuses ... 

    L'alternance du rire (la scène au restaurant est hilarante) aux larmes est fort habile, le scénario et les dialogues sont divinement bien écrits ce qui, in fine, nous offre une oeuvre légèrement déséquilibrée mais très réussie ... sincère, juste, généreuse et émouvante.

    L'ultime image est splendide et les chansons sont très belles, notamment la dernière que je vous conseille d'écouter jusqu'au bout ... 

    Un très bon moment de cinéma.

    Je le conseille vivement.

     


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  • SAN ANDREAS

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Synopsis : Lorsque la faille de San Andreas finit par s'ouvrir, provoquant un séisme de magnitude 9, un pilote d'hélicoptère de secours et sa femme, dont il est séparé, quittent Los Angeles pour San Francisco pour sauver leur fille. Alors qu'ils s'engagent dans ce dangereux périple vers le nord de l'état, pensant que le pire est bientôt derrière eux, ils ne tardent pas à cmprendre que la réalité est bien plus effroyable encore.

    De Brad Peyton avec Dwayne Johnson, Carla Jugino et Alexandra Daddario

    Sortie le 27 mai 2015

    J'avais hâte de voir ce film tant les bandes annonces étaient alléchantes, malgré la présence de Dwayne Johnson à l'affiche que je n'affectionne pas particulièrement ... bien que ce rôle semblait être fait pour lui tant il est ... rassurant !!

    D'autant que voilà bien longtemps que je ne m'étais pas offert un grand spectacle en 3D au cinéma.

    Et me voilà donc fin prête à ma place préférée (quatrième rang, milieu) avec mes jolies lunettes vissées sur le nez ... La salle est loin d'être pleine, conditions optimums pour profiter du film ....

    Et Dieu sait que j'en ai profité ... wouaouh ... réalistiquement et visuellement, c'est réellement époustouflant ... ça dépote même ... on s'y croirait tellement que l'on en tremble de tous ses membres et que le coeur chavire plus d'une fois ... 

    Après une séquence d'ouverture absolument géniale, on est constamment secoués dans tous les sens, sur terre, sur mer, dans les airs ... 

    Alors certes, on n'échappe pas aux sempiternels clichés du genre, qui peuvent se résumer en quelques lignes :

    - mon père ce héros, 

    - mon beau-père ce salaud,

    - ma super maman qui déchire,

    - les parents séparés ... mais pas trop,

    - le mec mignon providentiel qui est blessé ... mais pas trop,

    - le petit frère craquant débrouillard,

    - la nana à qui on la raconte pas,

    - la journaliste toujours là au bon moment,

    - le scientifique avisé, 

    - le drame familial antérieur,

    - le héros plus large en carrure qu'en talent,

    - les dialogues pathétiques, dont la phrase finale qui tue ...... ^^

    Mais quelle réalisation époustouflante, des effets spéciaux hallucinants, une utilisation de la 3D judicieuse et extrêmement précise ... 

    Nous sommes davantage acteur que spectateur, au milieu des éléments déchaînés ... 

    Vraiment vraiment très très bien fait ... de l'excellent divertissement ... 

    A voir sur super grand écran ... 

    On ressort de là complètement à l'envers ... 

    Mais c'est top ... 

    (NB : mention spéciale aux deux actrices superbes, la mère comme la fille .... quelles bombes ...) 


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  • UN VOISIN TROP PARFAIT

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Synopsis : Une mère, récemment divorcée, a une aventure avec un jeune homme de son quartier. Quand ce dernier sympathise avec son fils et qu'elle décide de mettre fin à leur relation, les problèmes commencent.

    De Rob Cohen avec Jennifer Lopez et Ryan Guzman

    Sortie le 20 mai 2015

    J'ai vu ce film la semaine passée et, pour que je ne me précipite pas sur mon blog pour le défendre, c'est que la motivation n'y était guère.

    Il faut bien avouer que ce n'est pas le chef d'oeuvre du siècle, loin s'en faut ! 

    En effet, il y a ici pléthore de poncifs et de situations mille fois vues et revues, un "Liaison fatale" inversé avec tout ce que l'on peut en attendre. Ni plus ni moins.

    Donc ni une bonne surprise, ça c'est certain, mais pas forcément non plus une si mauvaise que ça ... disons que ce film se positionne, bon an mal an, entre les deux ... 

    Essentiellement grâce au talent de J.Lo, toujours convaincante et encore plus dans ce genre de rôles, et à la plastique irréprochable de Ryan Guzman, très ... comment dire ... miam miam !

    Un thriller consternant de banalité et de prévisibilité, sans aucun suspense, à la réalisation linéaire, mais tout à fait honorable qui se laisse voir ... par dépit !! .... j'ai toutefois passé un bon moment .... disons que, malgré le faible niveau, je n'ai pas été tentée de quitter la salle ... 


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  • UN PEU, BEAUCOUP, AVEUGLEMENT

    Synopsis : Lui est inventeur de casse-têtes. Investi corps et âme dans son travail, il ne peut se concentrer que dans le silence. Elle est une pianiste accomplie et ne peut vivre sans musique. Elle doit préparer un concours qui pourrait changer sa vie. Ils vont devoir cohabiter sans se voir ...

    De Clovis Cornillac avec Clovis Cornillac, Mélanie Bernier, Lilou Fogli

    Sortie le 6 mai 2015

    Il est de ces films dont on ressort tout simplement émus et heureux ... de ces films qui vous laissent cette petite boule au fond de la gorge vous faisant comprendre que vous avez tout bonnement adoré et qui vous fait sortir de la salle le pied léger et alerte ... 

    Celui-ci en fait partie. Sans nul doute.

    Ecrit par Lilou Fogli, réalisé par Clovis Cornillac qui signe sa première oeuvre, cette comédie puise son essence dans la magie qu'elle dégage.

    L'on passe du sourire, au rire franc (le premier quart d'heure est hilarant) puis aux larmes sans rien n'avoir vu venir, ni pressenti ... 

    Le sujet était somme toute assez casse-gueule, car très théâtral, et il fallait bien du culot pour s'attaquer à une telle mise en scène en quasi huis-clos ... mais Clovis Cornillac sait capter les moments choisis, trouver des angles et plans astucieux pour casser la linéarité et l'étroitesse de l'espace ... (les humeurs et la place des lits changent toutes les dix minutes ...) ... 

    Il s'appuie surtout et avant tout, et avec une confiance absolue, sur une écriture brillante (Lilou Fogli est sa compagne à la ville), rehaussée d'excellents dialogues piquants et drôles, délivrés d'une bien belle manière par un quatuor d'acteurs assez hétéroclite.

    Car, si l'on se régale des interprétations magistrales de Mélanie Bernier, qui justement se caractérise par sa voix brisée singulière et sensuelle, et de Clovis Cornillac (que je n'aime habituellement pas dans la comédie), l'on ne peut ignorer Lilou Fogli et Philippe Duquesne absolument géniaux.

    Alors ce n'est peut-être pas le chef d'oeuvre du siècle, mais le charme agit, ça pète et pétille, ça fait des bulles de champagne ... et puis l'émotion vous étreint à la fin où j'ai lâché ma larmichette ... 

    Un film délicieux, plein de grâce, de délicatesse, de sincérité, de fraîcheur et d'humilité ... ça fait du bien ... 

    Sans oublier d'évoquer la bande musicale de toute beauté  (même sans être mélomane, on ne peut qu'apprécier). 

    J'ai adoré ... une vraie réussite ... 

     


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