• SUPERCONDRIAQUE

    Synopsis : Romain Faubert est un homme seul qui, à bientôt 40 ans, n’a ni femme ni enfant. Le métier qu’il exerce, photographe pour dictionnaire médical en ligne, n’arrange rien à une hypocondrie maladive qui guide son style de vie depuis bien trop longtemps et fait de lui un peureux névropathe. Il a comme seul et véritable ami son médecin traitant, le Docteur Dimitri Zvenska, qui dans un premier temps a le tort de le prendre en affection, ce qu’il regrette aujourd’hui amèrement. Le malade imaginaire est difficilement gérable et Dimitri donnerait tout pour s’en débarrasser définitivement. Le docteur Zvenska pense avoir le remède qui le débarrassera en douceur de Romain Flaubert : l’aider à trouver la femme de sa vie. 

    De Dany Boon avec Dany Boon, Kad Merad, Alice Pol et Jean-Yves Berteloot

    Sortie le 26 février 2014

    Fan de Dany Boon devant l'éternel, je ne pouvais assurément pas louper Supercondriaque, son quatrième film, qui a démarré sur les chapeaux de roue, engrangeant dès le premier jour d'exploitation plus de 360 000 entrées (avec prise en compte, il convient tout de même de le souligner, des nombreuses avant-premières triomphales).

    Encore une fois, Dany Boon met dans son oeuvre beaucoup de lui (son hypocondrie est notoirement connue et assumée), poussant ici le vice à y mettre une sacrée dose d'auto-dérision, et surtout à glisser ça et là beaucoup de références et clins d’œil à sa propre vie (y compris également d'y faire apparaître sa femme et ses enfants). Rassurez-vous ce n'est ni un biopic ni une auto-biographie, c'est bel et bien une comédie ... et des plus réussies, dont la force première réside donc dans cette authenticité et cette sincérité qui vous saisissent le cœur toutes les dix secondes.

    Je me demande même si ce n'est pas sa meilleure, elle est à mon sens beaucoup plus aboutie que ses précédentes. Et sur tous les plans.

    Que ce soit dans l'écriture où l'on sent en permanence ses influences puisées dans l'immense oeuvre de son premier inspirateur, Raymond Devos. En effet, ses dialogues sont d'une qualité rare, s'appuyant beaucoup sur les jeux et associations de mots, quiproquos verbaux et autres subtilités du genre. Son scénario est impeccable, bourré d'idées plus inventives les unes que les autres, doublé d'une redoutable énergie dans la plume incisive et percutante.

    Que ce soit dans la réalisation de plus en plus efficace et audacieuse, le cinéaste sachant de mieux en mieux maîtriser ses placements et mouvements de caméra pour nous offrir des plans originaux et amusants, qui ne font qu'exacerber son propos qu'il soit comique, sentimental ou même dramatique par moments. 

    Que ce soit dans l'interprétation pure car on oublie un peu trop souvent que Dany Boon est aussi un excellent acteur, n'abusant jamais de ses incroyables mimiques irrésistibles mais jouant plutôt sur l'art de mouvoir ou d'émouvoir son visage, sur ses regards de chien battu qui apitoieraient le plus impitoyable des geôliers ... 

    L'humoriste sait donc manier et son crayon, et sa caméra, et son interprétation, et sa direction d'acteurs. Il sait s'entourer et aime à retrouver ses amis qu'il connaît par cœur et dont il tire, de ce fait, le meilleur.

    Kad Merad en premier étonnamment sobre et simple, qui s'avère être le pendant de son acolyte qui en fait des tonnes (pour notre plus grand plaisir car le comique de situation trouve aussi sa source dans l'exagération et la redondance). 

    Alice Pol est absolument délicieuse, pétillante, rapide et a l’œil qui frise juste et bien.

    Jean-Yves Berteloot est pour moi une vraie découverte, une révélation, il est parfait.

    Ensuite, il y a surtout tous les seconds rôles qui dynamisent tout ça divinement, de Valérie Bonneton à Bruno Lochet hilarant (une de ses scènes risque bien de devenir culte), en passant par Judith El Zein toujours impeccable.

    Reste une oeuvre un peu hétéroclite où Dany y a mis tout son cœur et son âme, qui est non seulement d'une drôlerie sans commune mesure (quelques fous rires qui font du bien aux maxillaires) mais aussi adroite, abordant des sujets de société graves mais sous un angle intelligent, pertinent et subtil, émouvante (dans la justesse des relations amicales ou amoureuses), éminemment bien écrite et réalisée, se concluant sur une image des plus jolies, et sur un générique final à ne pas louper (la chanson est terrible et il y a quelques phrases amusantes au milieu des noms et remerciements ...).

    Je pense que ce qui plait au public de Dany Boon c'est sa capacité à nous toucher par sa simplicité, sa sincérité, son humilité, son talent fou, son travail acharné, sa persévérance, sa proximité, son accessibilité ... et aussi ses idées complètement dingues et délirantes.

    Il n'hésite jamais à rappeler : "Mon but principal c’est de faire rire les gens et de divertir mon public. Je le fais avec d’autant plus de sincérité que je pourrais arrêter de travailler ! Je suis dans l’envie, pas dans le besoin… Je peux entendre tout ce que l’on a à me dire sur un de mes films, au moins ça prouve qu’on s’y intéresse mais le plus important restera toujours la relation avec le public…"

    S'il y a une comédie vraie, honnête et désopilante à voir en ce moment, c'est bien celle-ci.

    SUPERCONDRIAQUE est le meilleur "remède" contre la morosité ambiante ... 

    Je terminerai ce bulletin en publiant la photo (un peu mal cadrée et coupée aux entournures !) prise lors de la venue de l'équipe pour l'avant-première marseillaise.



  • Commentaires

    1
    Lundi 10 Mars 2014 à 13:03
    Dany Boon
    Coucou, je te remercie pour ce résumé. Tout comme mes amis sur http://www.woozgo.fr/ , je suis fan de Dany Boon. On va prochainement se rencontrer pour voir ce film.
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